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Des briques lancées sur des policiers

Des manifestations anticapitalistes à Montréal se sont rapidement transformées en affrontements entre policiers et protestataires, qui ont lancé des briques en direction des forces de l’ordre.

Un policier a été blessé au visage, mais on ignorait mardi soir s’il avait été atteint par l’une des briques rouges que plus d’un manifestant avait apportées sur les lieux.

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Six arrestations lors des manifestations du 1er mai à Montréal

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) recense trois manifestations qui se sont déroulées à des endroits distincts au cours de la soirée. Deux d’entre elles ont donné lieu à des affrontements.

Les événements se sont soldés par au moins cinq arrestations de nature criminelle et une interpellation pour une infraction au code municipal, selon un bilan provisoire du SVPM.

Un adolescent de 17 ans, deux hommes de 38 et 26 ans et une femme de 21 ans ont été arrêtés pour voies de fait et agression armée envers un policier, entrave au travail des policiers et méfait.

Les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles de plastique pour disperser les manifestants. Des agents de la Sûreté du Québec sont venus leur prêter main-forte.

Parc La Fontaine

Équipés de briques, de roches et de pièces pyrotechniques, des manifestants de la Coalition des luttes anticapitalistes (CLAC), réunis au parc La Fontaine, s’en sont rapidement pris aux policiers anti-émeute déployés dans les rues.

Vers 18 h, quelques centaines de manifestants s’étaient réunis au parc pour le 1er mai, Journée internationale des travailleurs. Après des discours anticapitalistes, ils se sont dirigés vers la rue Sherbrooke.

«Après avoir franchi quelques mètres seulement, des manifestants ont lancé des pièces pyrotechniques et des objets vers les policiers», a relaté le sergent Laurent Gingras, porte-parole du SPVM.

Deux voitures de citoyens ont été endommagées dans l’échauffourée.

Square Philips

Une autre manifestation s’est mise en branle du côté du square Phillips, au centre-ville de Montréal, vers 18 h 45, et a rapidement dérapé. Elle était organisée par le Parti communiste révolutionnaire.

Les participants de ce deuxième rassemblement ont arpenté le centre-ville, se rendant notamment du côté de la tour de la Bourse avant de bifurquer vers le square Dorchester, où ils ont été dispersés après que des «agressions» eurent été commises contre les agents de police.

Les policiers ont répliqué avec des gaz lacrymogènes en direction des manifestants.

Plusieurs passants sur la rue Sainte-Catherine ont été incommodés par les irritants chimiques, selon ce qu’il a été possible de constater.

Contre le G7

La manifestation de mardi de la CLAC était pour faire «reculer» les «maîtres financiers de l’Occident et sept de leurs pantins politiques» qui se rencontrent en juin à La Malbaie pour le sommet du G7, selon leur site.

«Le G7 sera un beau cirque, financé à même notre exploitation. Financé par ceux et celles qui s’échinent au travail, par les coupes dans nos programmes sociaux, dans l’éducation, dans la santé, dans la dignité humaine», dénonce-t-on.

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