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Taxis électriques: l’industrie du taxi réclame 5000 $ additionnels par véhicule

Zacharie Goudreault

 - Agence QMI

Une dizaine de représentants de l'industrie du taxi ont réclamé mercredi matin un rabais additionnel de 5000 $ à l'achat d'un véhicule électrique par leurs chauffeurs.

«Ce que nous demandons, c'est un engagement concret du gouvernement du Québec pour l'électrification des taxis, donc nous demandons 5000 $ supplémentaires pour l'achat d'un taxi électrique», a déclaré Yung Cuong, le président de l'entreprise E-Taxi, qui produit des véhicules électriques coûtant environ 60 000 $ à l’achat destinés aux chauffeurs de taxi.

Ce dernier a donné une conférence de presse mercredi matin dans l'arrondissement d'Outremont en compagnie d'une dizaine de dirigeants d'entreprises de taxi de Montréal et de la Rive-Sud.

Dans son programme de soutien à la modernisation de l'industrie du taxi, annoncé à la mi-décembre, Québec prévoit une somme de 44 millions de dollars sur cinq ans, entre autres afin d'améliorer les applications mobiles des entreprises de taxi et de financer l'électrification des véhicules.

Les représentants de l'industrie présents ont toutefois souligné que les détails du financement prévu de l'électrification des taxis demeurent inconnus et réclament donc que la version finale de ce programme permette aux chauffeurs de recevoir un rabais à l'achat d'un véhicule électrique totalisant 13 000 $ lorsqu'on inclut la subvention actuelle de 8000 $ pour tout acheteur au Québec.

«Le 44 millions de dollars, est-ce que c’est juste une promesse électorale parce que les élections s’en viennent? Donnez des détails, donnez-nous une date [pour le début des subventions] et on va en commander des véhicules électriques», a indiqué le porte-parole de la compagnie Taxi-Rosemont, Benoît Vallée.

Revenus

En plus de permettre aux chauffeurs de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et de redorer leur réputation auprès de la clientèle, la possession d’un véhicule électrique pourrait également stabiliser leurs revenus alors que le prix de l’essence à la pompe fluctue d’une journée à l’autre.

«Les chauffeurs, en ce moment, lorsqu’on calcule à l’heure combien ils font, ils font en dessous du salaire minimum [...] Ils font à peine 9$ en ce moment lorsqu’on tient compte de toutes les dépenses, donc si on peut leur faire sauver un peu d’argent, on est ici pour ça», a déclaré au «24 Heures» Joseph Naufal, directeur général de la coopérative Taxi Coop de l’Est.

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