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Pompier mort à Témiscouata-sur-le-Lac

«C’était plus fort que lui. C’était une passion, une vocation.»

TVA Nouvelles

Le pompier volontaire qui a perdu la vie au combat, mardi soir, à Témiscouata-sur-le-Lac, dans le Bas-Saint-Laurent, était passionné par ce travail qu’il occupait à temps partiel.

À peine deux jours après les tragiques événements, la femme de Carmel Moreault, Sylvie Morin, s’est confiée à Jean-François Guérin, dans le cadre de l’émission Le 9 heures. La femme a ainsi raconté les moments ayant précédé le drame.

«Il a eu son appel vers 19h15. On venait de finir de souper et il a dit : est-ce que j’y vais ou est-ce que je n’y vais pas? Normalement, quand ça arrive, ce sont de fausses alarmes. Je lui ai dit d’y aller et de revenir si jamais il n’y avait rien.»

Carmel Moreault est finalement parti et a écrit à sa conjointe, un peu avant 20h, pour lui dire de ne pas l’attendre, car il avait bel et bien un incendie à l’usine Cascades.

«Vers 20h15, le téléphone a sonné. Gérald Dubé, le chef pompier de la caserne, a appelé pour me dire que Carmel avait eu un accident, qu’il était parti en ambulance et de le rejoindre à l’hôpital.»

Malheureusement, le personnel médical n’a pas été en moyen de sauver celui qui était pompier volontaire depuis 11 ans.

«Il était en arrêt cardiaque. L’hôpital de Notre-Dame-du-Lac a fait des pieds et des mains pour lui sauver la vie, mais il n’y avait plus rien à faire. Carmel était trop écrasé... Il était déjà parti», explique Sylvie Morin, ajoutant que son conjoint était passionné par ce qu’il faisait.

«S’il manquait un appel, il se sentait coupable. C’était plus fort que lui. C’était une passion, une vocation, il fallait qu’il aille aider ses collègues. [...] Carmel pensait toujours aux autres. Il se donnait toujours pour les autres. Ce métier-là était fait pour lui», conclut-elle

Les obsèques de Carmel Moreault auront lieu demain. Étant mort en service, le pompier aura droit à des funérailles civiques.

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