/regional/troisrivieres/mauricie

Pénurie de main-d’oeuvre

Difficile d’embaucher des travailleurs à l’étranger

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Une entreprise de transport de Trois-Rivières, victime de la pénurie de main-d'œuvre, dénonce la lourdeur du système d'immigration.

MassExpress avait sélectionné six chauffeurs qualifiés et expérimentés au Togo, au Brésil et au Mexique. Même si, sur une période de douze mois, tous les formulaires ont été dûment remplis, que toutes les exigences ont été rencontrées et malgré le feu vert de Service Canada et du ministère de l'Immigration pour les accueillir, la démarche a avorté.

Le président de l'entreprise Jean-Pierre Masse indique qu'à l'ultime étape dans les pays d'origine, les services consulaires canadiens ont refusé  de signer les permis de travail de deux ans.

«C'est un ministère de fonctionnaires inhumains, qui ne comprend rien», se plaint l'entrepreneur. Celui-ci a même envisagé de les faire passer par le chemin Roxham à Saint-Bernard-de-Lacolle, mais y a renoncé en raison des complications additionnelles que cette stratégie aurait entraînées.

 Le député néo-démocrate de Trois-Rivières croit savoir pour quelle raison la démarche a échoué. «La compagnie a fait une demande pour avoir des travailleurs étrangers sous le programme des travailleurs étrangers en disant qu'elle souhaitait les conserver comme employés permanents par la suite. Je comprends bien que l'agent d'immigration a trouvé là une particularité qui ne lui garantissait pas le retour des travailleurs étrangers dans leur pays», suggère Robert Aubin.

Ce sera donc le retour à la case départ pour l'entrepreneur. Celui-ci estime que le recours à l'immigration est devenu vital en entreprise. Il doit immobiliser au moins trois camions faute d’avoir suffisamment de chauffeurs. En raison de cette situation, 20% de ses chargements accusent des retards de livraison.

Dans la même catégorie