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Affrontement entre le PLQ et le PQ sur l'éducation

TVA Nouvelles

À quelques mois des élections, le ministre Sébastien et la députée du Parti québécois Carole Poirier se sont affrontés, vendredi matin, sur le thème de l'éducation dans le cadre de l'émission de Mario Dumont.

Au sujet du rapport de l’Institut du Québec sur le taux de diplomation dans le réseau public québécois, le ministre Proulx est conscient que la province avait du travail à faire pour atteindre des niveaux équivalents à ceux de l'Ontario.

«On n'est pas parfait, a admis M. Proulx. À regarder les résultats, on a quand même certains succès. On est capable de raccrocher nos jeunes, maintenant il faut s'assurer qu'ils ne quittent pas pendant cette période.»

La porte-parole du Parti québécois en matière d'éducation croit que l'austérité dont a fait preuve le gouvernement au cours des dernières années a coûté cher aux enfants.

«On arrêterait de jouer au yoyo avec le budget ministère de l'Éducation, on a déposé récemment un projet de loi pour faire une loi anticompression pour s'assurer que les couts de système ne viennent pas faire en sorte qu'on doit faire des choix à l'intérieur du ministère, à l'intérieur des commissions scolaires, mais surtout auprès des enfants», affirme Carole Poirier.

Au sujet des taxes scolaires, les deux débatteurs ne s'entendaient pas du tout. Alors que le PLQ a promis des baisses pour les contribuables, le PQ croit qu'on ne devrait pas toucher à ces sommes.

«Il y avait 700 millions sur la table, ils ont préféré donner des baisses de taxes scolaires aux citoyens, ça, c'est un choix qu'ils ont fait, a lancé Mme Poirier. On a besoin de l'argent pour l'investir.»

«On a des responsabilités comme société qu'on s'est données et il faut être capable de soulager également les gens. On est capable de faire les deux et investir massivement», de répondre le ministre.

Les deux partis se sont toutefois entendus sur le sujet de la maternelle 4 ans et les propositions de leur adversaire la Coalition avenir Québec. M. Proulx et Mme Poirier croient tous les deux que le gouvernement doit investir dans les centres de la petite enfance.

Sur la différence entre le taux de diplomation chez les garçons et les filles, le ministre de l'Éducation croit que les jeunes manquent de modèles masculins et également qu'il faut ajouter des matières au programme scolaire.

«On peut avoir des opportunités éducatives pour les garçons, on peut avoir plus d'activité physique, j'arrive avec un plan numérique, on va parler de robotique, de programmations, d'impression 3D, de réalité augmentée, ce sont des sujets qui vont les intéresser.»

Du côté du Parti québécois, on croit que ça passe par la valorisation des programmes de formation professionnelle. «Ce n’est pas vrai que d'être un plombier, un mécanicien, un électricien dans notre société, ce n’est pas un métier qui est de second ordre», ajoute Mme Poirier.

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