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Pour le tuer, son fils l’aurait attiré dans un coin isolé

L’homme retrouvé sans vie dans le secteur industriel de Saint-Laurent hier aurait été attiré dans un guet-apens par son fils aîné qui aurait nourri du ressentiment envers lui depuis des années.

« C’était un père aimant. Tout le monde l’adorait. Il n’avait pas d’ennemi, sauf son plus vieux probablement », soutient Lynda Grysyk, la belle-mère de Richard Grenier retrouvé sans vie hier matin.

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Jeudi soir, l’homme de 59 ans avait rendez-vous avec son fils aîné, Jérémie Fortier Grenier, 23 ans, né d’une union précédente.

Depuis quelques années, les contacts entre les deux étaient limités et ils ne se seraient vus que sporadiquement, ont confié plusieurs proches.

« Il lui a dit qu’il avait besoin de bottes de travail en urgence au Technoparc, dans l’arrondissement Saint-Laurent, pour un nouvel emploi », poursuit Mme Grysyk.

Sous des roches

Inquiète de ne pas avoir de nouvelles de son conjoint en fin de soirée, Tania Hamon a contacté les policiers.

Le corps de M. Grenier a finalement été retrouvé sous des roches dans un fossé du secteur industriel un peu avant 6 h.

Il portait des marques de violence, ont confirmé les policiers.

« Je ne peux pas croire que ça se soit produit. Pas à lui », affirme Philippe Gélinas, son beau-frère.

Mme Grysyk, comme d’autres de ses proches, est convaincue qu’on a attiré M. Grenier dans ce coin isolé pour le tuer.

Le Service de police de la Ville de Montréal a arrêté le suspect en après-midi, au chalet familial, dans le secteur de Mont-Laurier.

Il devait être rencontré par les enquêteurs en soirée et pourrait être accusé formellement du meurtre dès aujourd’hui.

La mère de Jérémie Fortier Grenier est décédée d’un cancer il y a quelques années. Le jeune homme n’aurait jamais accepté que son père refasse sa vie, il y a un peu plus de cinq ans, et qu’il ait un autre enfant.

« Il y avait quelque chose qui s’était brisé chez lui », raconte un ami qui l’a déjà hébergé temporairement pendant quelques mois, mais qui ne voulait pas être identifié.

Il raconte que le jeune homme avait été de nouveau ébranlé par la mort d’un de ses oncles en 2016.

Mariage prochain

Après avoir perdu leur premier enfant, prénommé Théo, Tania Hamon et Richard Grenier ont finalement eu un garçon, né prématurément il y a un peu plus de deux ans. Le couple devait se marier prochainement, a confié la famille.

« Ça leur demandait beaucoup d’attention. Ils ont souvent été à l’hôpital. Mais Richard adorait ses deux garçons. Il n’avait pas de préféré », ajoute Mme Grysyk.

Jérémie Fortier Grenier n’occupait pas d’emploi stable.

Dans la résidence du couple à Lachine, la famille était autour de Tania, bouleversée.

Le petit Chadly demandait constamment son papa. « Il ressent ce qui se passe », soupire sa grand-mère.

Il s’agit du huitième homicide de l’année à Montréal.

– Avec la collaboration de Maxime Deland, Agence QMI

 

 

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