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Possible d’accuser un suspect de meurtre sans cadavre?

TVA Nouvelles

Gilles Giasson, 67 ans, manque à l’appel depuis quelques jours à Trois-Rivières. L’hypothèse qu’il a été victime d’un meurtre serait privilégiée par la Sûreté du Québec (SQ).

Le fils du sexagénaire, François Asselin, qui a été accusé de l’homicide d’un collègue de travail vendredi pourrait avoir joué un rôle dans la disparition de son père puisque le Service des enquêtes sur les crimes contre la personne s’est saisi du dossier.

«Dans un dossier de disparition si c'est ce service qui prend le dossier, c’est qu’il a de bonnes raisons de croire qu’un homicide a été commis», précise Jean-François Brochu, ancien sergent à la SQ.

Hier, l’appartement de la rue Sainte-Cécile que le père et le fils partagent à Trois-Rivières a fait l’objet d’analyses. «Les policiers ont dû se munir d’un mandat de perquisition qui a permis aux policiers et au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de faire différentes expertises», poursuit M. Brochu.

Projections de sang

«J’ai remarqué la présence sur les lieux d’un biologiste qui est entre autres spécialiste des projections de sang. On sera même peut-être capable de déterminer sur les lieux si la personne a été victime d’un homicide avec un objet tranchant, contondant ou piquant», fait savoir le policier à la retraite.

Jean-François Brochu se demande à quel point le fils de 35 ans de la possible victime, François Asselin, collabore avec les enquêteurs, lui qui est déjà incarcéré.

«Il a été rencontré dans l’autre dossier de meurtre pour lequel il est accusé. Il a peut-être tenu de lui-même des propos qui laissent croire qu’il a malheureusement tué son père, ce n’est pas impossible, mais de là à convaincre un procureur de la Couronne et ultimement un jury, il faut être très prudent. On aura peut-être toujours de bonnes raisons de croire qu’il a commis un homicide, mais que l’on ne sera jamais capable de l’accuser», nuance Jean-François Brochu.

Sans cadavre

Serait-il possible de porter des accusations contre la personne qui aurait tué Gilles Giasson si tel est le cas sans avoir découvert son cadavre?

«Découvrir le corps serait une avancée importante dans l’enquête. Au Canada, il y a quatre ou cinq cas. La SQ il y a quelques années avait réussi le troisième cas où quelqu’un avait été accusé et condamné pour un meurtre sans pour autant avoir découvert le corps de la victime», conclut M. Brochu.

Gilles Giasson mesure 1,85 m (6 pi 1 po), pèse 84 kg (186 lb), a les cheveux bruns et les yeux bleus.

Toute information pouvant aider à retrouver le disparu peut être transmise, en tout temps et de façon confidentielle, à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1-800-659-4264.

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