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Un décès qui secoue les émondeurs

TVA Nouvelles

Le décès tragique d’un jeune élagueur par électrocution survenu jeudi dernier à Québec sème la consternation parmi ses proches et anciens collègues. La mort de Marc-André Lavoie touche la petite confrérie des émondeurs.

«Ça me touche droit au cœur», explique Patrick Boutin, un ancien employeur.

Ce dernier n'en revient toujours pas. Il avait eu l'occasion de discuter avec lui il y a quelques semaines. Il gardera de très bons souvenirs de son ancien stagiaire.

«C’était un type calme, réservé, souriant, drôle, la joie de vivre», énumère-t-il.

«J'espère que tu as pu être accueilli dans une verte forêt pleine de grands arbres qui touchent le ciel, comme les paysages que tu avais souvent dans tes rêves», un message de son épouse sur les réseaux sociaux.

Qu'est-il arrivé pour que ce travailleur d'expérience en arrive à toucher un fil d'Hydro-Québec? La CNESST et la police de Québec enquêtent.

Le propriétaire de la résidence où est arrivé le drame se désole. Celui qui, coïncidence, s'appelle aussi Marc-André Lavoie, a dû rassurer ses proches rapidement.

« Si c’était trop près des fils électriques, j’aurais pu prendre une compagnie qui était créditée par Hydro-Québec. C’est vraiment plate», soutient-il.

Grimper aux arbres comporte son lot de risques, comme l’explique Carol Fortin, émondeur de carrière.

«Il faut respecter les consignes de sécurité à la base. Même nous, en respectant toutes ces consignes-là, ça reste le deuxième métier le plus dangereux et où il y a le plus de mortalité», croit-il. «Il faut faire affaire avec des professionnels.»

La règle est claire, pas question de s'approcher à moins de trois mètres d'un câble électrique.

Signe que ce n'est pas seulement les émondeurs, mais également tout le quartier qui ont été touchés, des fleurs qui ont été déposées sur le terrain de la résidence où Marc-André Lavoie est décédé.

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