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Éducatrice accusée pour une relation avec une fille de 11 ans

Michaël Nguyen | Agence QMI

Une éducatrice montréalaise qui a entretenu une longue relation amoureuse avec une élève dès le primaire risque au moins six mois de prison pour lui avoir envoyé des photos explicites, malgré des interdictions imposées par le tribunal.

«Tu es la femme de ma vie», «Je t’aime» et «Veux-tu m’épouser ?» ne sont que quelques messages que s’échangeaient Virginia Genevrier et sa victime, tout au long de leur idylle ayant commencé quand la fillette avait 11 ans.

L’histoire commence en 2014, quand Genevrier, une éducatrice de 40 ans dans une école de l’arrondissement de Verdun, s’est liée d’amitié avec une élève de 5e année.

La mère de la victime ne se posait pas trop de questions, jusqu’à ce qu’elle découvre que sa fille échangeait des messages amoureux avec l’éducatrice sur les réseaux sociaux.

«La mère avait alors communiqué avec Mme Genevrier pour lui demander d’arrêter de parler à sa fille», a expliqué la procureure Stécie Jérôme, il y a quelques jours, au palais de justice de Montréal.

Police

Genevrier et l’élève n’ont toutefois pas arrêté de se fréquenter, au point qu’une plainte a été déposée à la police. En septembre 2015, l’éducatrice a signé à la cour un interdit de contact d’un an avec la jeune fille, communément appelé un «810».

Parallèlement, la femme a été mise à pied par sa commission scolaire.

Malgré l’interdit de contact, elles ont continué de se voir. Lors d’une vérification chez Genevrier, les policiers ont d’ailleurs trouvé l’élève cachée dans une salle d’eau du sous-sol de la résidence.

La femme a ainsi été accusée de bris de condition et d’entrave aux policiers pour leur avoir menti quand ils s’étaient présentés chez elle. Cette dernière a toutefois obtenu une absolution dans cette affaire.

Tatouage

La judiciarisation de cette idylle illégale n’a toutefois pas freiné les ardeurs de Genevrier, une femme mariée ayant un enfant, ni ceux de sa victime.

«[La victime] a très peu collaboré avec les policiers, mais elle a indiqué qu’elles se voyaient, dans une station de métro au centre-ville de Montréal, sur le temps du midi ou après les classes», a souligné Me Jérôme.

L’éducatrice, qui avait signé un nouvel interdit de contact valide jusqu’au 21 septembre dernier, s’est même fait tatouer la date sur son corps.

Les ennuis ont toutefois recommencé quand une proche de la victime a découvert que Genevrier avait communiqué par vidéo avec la jeune fille pendant que l’éducatrice était nue dans sa douche.

La femme a donc de nouveau été arrêtée par la police. Elle a plaidé coupable, il y a quelques jours, d’avoir transmis du matériel sexuellement explicite à une mineure ainsi que de non-respect d’engagement.

Son dossier reviendra à la cour en juillet, pour les plaidoiries sur la peine. Genevrier est représentée par l’avocat Claude Rouleau.

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