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Les autobus de la STM délaissés pour le métro

GEN-AUTOBUS DÉVIÉS

CAMILLE GAIOR / Agence QMI

De plus en plus de Montréalais optent pour le métro aux dépens des autobus de la Société de transport de Montréal, dont la ponctualité a été minée par les multiples travaux routiers dans les dernières années.

En 2017, plus de six millions de déplacements ont été réalisés en moins dans le réseau d’autobus de la STM par rapport à l’année 2015, ce qui représente une diminution de plus de 3% entre ces deux années.

En contrepartie, plus de 11 millions de déplacements de plus qu’en 2015 ont été enregistrés dans le réseau du métro en 2017, soit une hausse d’environ 4,5% en deux ans, selon des données fournies par la STM à la suite d’une demande d’accès à l’information.

«Il n’y a pas eu beaucoup d’investissements dans les bus dans les dernières années, sauf en 2017 [...]. Quand tu fais des coupures de service, ça se fait sentir longtemps», a affirmé le président de l’organisme Trajectoire Québec, François Pépin, faisant ainsi référence à la baisse de service dans le réseau d’autobus de plus de 3% effectuée en 2014 par la STM pour des raisons budgétaires.

Travaux routiers

La STM, qui a ajouté plus de 100 000 heures de service sur une vingtaine de lignes d’autobus l’an dernier, affirme que cette situation est attribuable au «nombre historique de chantiers» sur l’île de Montréal.

Les travaux routiers dans le secteur de l’échangeur Turcot, du pont Champlain et de l’autoroute Bonaventure ne sont que quelques-uns des chantiers majeurs qui ralentissent quotidiennement des autobus et créant de la congestion routière.

«Dans ce contexte éprouvant pour notre réseau de bus, les efforts de la STM en ajout d’heures de service et de véhicules ont principalement visé à consolider le réseau pour assurer sa robustesse et réduire les impacts des travaux routiers», a noté par courriel le conseiller en affaires publiques de la STM, Philippe Déry.

L’an dernier, la ponctualité globale des autobus a atteint 80,15%, en baisse de 1,3% par rapport à 2016, tandis que celle du métro a été de 97% en moyenne.

«C’est difficile de maintenir une bonne ponctualité avec tous les travaux. C’est pour ça que ça prend plus de voies réservées pour les autobus et des feux chandelles», a commenté M. Pépin.

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