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Un commerçant blessé par balle par un tireur blâme les médias

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Un peu plus de deux mois après avoir été blessé par balle lorsque son commerce a été visé par un tireur armé d'un fusil de chasse, le propriétaire se remet difficilement des événements.

Tony Elian, propriétaire de la boutique de vêtements Giorgio Gruppo Roma, rue Peel, au centre-ville de Montréal, est de retour au travail. Il est toujours un peu mal-en-point et est assis dans un fauteuil roulant puisqu'il est toujours blessé au pied gauche.

M. Elian l’a échappé belle, en mars dernier, quand il a été touché à bout portant par des projectiles d’un fusil de chasse. Le suspect avait fait irruption à l’intérieur du commerce en possession d’une arme longue.

Selon toute vraisemblance, la personne qui a ordonné l’attaque contre le commerçant voulait passer un message clair au sexagénaire à coup de 12 dans le pied.

Tony Elian n’a pas voulu nous accorder d’entrevue devant la caméra, suggérant de le contacter au téléphone. Il blâme les médias pour l’incident dont il a été victime.

Lorsqu'on lui a demandé qui a bien pu vouloir lui tirer dessus, le propriétaire a rétorqué. «Quelqu’un m’a tiré l’autre jour, pourquoi ne demandez-vous pas aux policiers qui a posé le geste? C’est de votre faute les médias si j’ai été victime de cette attaque.»

«Vous êtes plus responsable que n’importe qui d’autre», a-t-il ajouté.

De toute évidence, Tony Elian n’a pas digéré la couverture médiatique des dernières années.

En mars 2017, une des fenêtres du magasin avait été fracassée et un cocktail Molotov avait été lancé à l’intérieur du commerce.

Tony Elian aurait notamment été dans un restaurant de Montréal en compagnie du caïd Ducarme Joseph, peu de temps avant son assassinat à l’été 2014.

M. Elian a également été aperçu aux obsèques du défunt parrain de la mafia Vito Rizzuto, en décembre 2013. Il avait justifié sa présence aux funérailles en affirmant que Vito Rizzuto et son père étaient de bons clients.

Notre Bureau d’enquête avait également révélé il y a trois ans que l’homme d’affaires d’origine libanaise croulait sous les dettes et comptait plusieurs ennemis, ce que dernier a tenu à nier.

Pour sa part, le SPVM poursuit son enquête en lien avec l’attaque, le suspect n’a pas été arrêté.

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