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Une avalanche de tenues et bijoux dans «Debbie Ocean 8»

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

L’univers des cambriolages épiques de Danny Ocean devient entièrement féminin! Mettant en vedette Sandra Bullock, Cate Blanchett, Anne Hathaway, Rihanna, Helena Bonham Carter, Sarah Paulson, Mindy Kaling et Awkwafina, «Debbie Ocean 8» promet une débauche de luxe. Voici les secrets de production de ce blockbuster estival...

Le collier mythique

Debbie Ocean (Sandra Bullock) vient de passer plus de cinq ans derrière les barreaux, ce qui lui a permis de mettre au point le casse du siècle. Avec ses consoeurs Lou (Cate Blanchett), Amita (Mindy Kaling), Constance (Awkwafina), Tammy (Sarah Paulson), Nine Ball (Rihanna) et Rose Weil (Helena Bonham Carter), elles vont dérober un collier d’une valeur de 150 millions $ baptisé le Toussaint. Et le Toussaint a réellement existé... ou presque.

Créé en 1931 par Jacques Cartier à la demande du Maharaja de Nawanagar qui venait de s’offrir le somptueux diamant «Reine de Hollande», le collier était un mélange de diamants de couleurs. Aujourd’hui, le collier n’existe plus (il aurait été racheté par la maison Cartier dans les années 1960 et le diamant principal fait désormais partie de la collection du joaillier Robert Mouawad), mais Cartier en a conservé les croquis qui ont servi de base au bijou du film.

Car la production de «Debbie Ocean 8» s’est adressée au joaillier de la rue de la Paix pour reproduire cette pièce historique avec quelques changements. Renommé, pour les besoins du cinéma, «Jeanne Toussaint» – en l’honneur de la directrice de la création de la maison de 1933 à 1970 -, le collier du long métrage est composé de zirconiums, sertis sur de l’or blanc.

Et alors que la fabrication d’un bijou de ce type peut prendre un minimum de huit mois, les ateliers du joaillier l’ont créé en huit semaines après en avoir réduit la taille de 20% puisque la pièce d’origine avait été dessinée pour un homme.

Le lieu iconique

Le Metropolitan Museum of Art (Met) sert de toile de fond à ce vol de haute voltige et c’est plus précisément pendant le célèbre Gala, organisé par le magazine «Vogue», que l’équipe de cambrioleuses va opérer. Impossible donc de ne pas obtenir la pleine coopération de la vénérable institution muséale pendant deux semaines. Avec sa façade qui s’étend sur quatre blocs, le Met est le plus grand musée des États-Unis.

Mais il n’était pas envisageable de tourner pendant les heures d’ouverture! La production prenait donc possession des lieux dès 17 h 30 et travaillait jusqu’aux petites heures du matin afin de laisser aux employés le temps de tout préparer pour l’ouverture.

Évidemment, le plus complexe a été de filmer, notamment les cascades, sans rien abîmer de la collection du musée, les pièces exposées valant bien plus que les 70 millions $ de budget de production du film!

Les designers emblématiques

Pour ce Met Gala de cinéma, placé sous le thème de la royauté européenne, l’équipe de production a fait appel aux plus grands couturiers pour habiller les actrices. La costumière Sarah Edwards a interrogé les comédiennes et a longuement réfléchi avant de mailler chacune d’entre elles à un designer. Sandra Bullock est habillée par Alberta Ferretti et, en l’honneur de son nom de famille, le bas de sa robe comporte des broderies d’étoiles de mer et de coquillages.

Helena Bonham Carter a choisi sa tenue chez Dolce & Gabbana, jetant son dévolu sur une toilette évoquant les années 1950. Naeem Khan a dessiné celle de Mindy Kaling, sertie de sequins et de pierres. Awkwafina porte du Jonathan Simkhai, Rihanna du Zac Posen et Sarah Paulson est en Prada. Givenchy s’est inspiré de David Bowie pour habiller Cate Blanchett et Valentino, le couturier préféré d’Anne Hathaway, lui a créé une robe rappelant celles de Grace Kelly ou d’Audrey Hepburn.

«Debbie Ocean 8» arrive en salle dès le 8 juin.