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Geneviève Guilbault refuse de privilégier les CPE

Marc-André Gagnon | Journal de Québec 

Simon Clark / Archives Agence QMI

Contrairement à son chef, François Legault, la députée caquiste Geneviève Guilbault ne croit pas que la qualité des services est meilleure en CPE qu’en garderie privée.

Interrogé samedi à savoir quel est, selon lui, le meilleur modèle d’affaires en matière de services de garde au Québec, le chef de la CAQ a clairement mis de l’avant la qualité des services offerts dans le réseau de centres de la petite enfance (CPE), par rapport au privé.

«C’est vrai, je vois comme tout le monde que, quand il y a des enquêtes de faites, que les CPE en moyenne ont une meilleure qualité, donc il faut les privilégier.»

Sans vouloir «généraliser», M. Legault s’est aussi montré soucieux de l’uniformité du niveau de service dans le secteur privé.

«Il y a des garderies privées qui offrent des services de très bonne qualité, il faut juste s’assurer qu’il y en ait partout», a dit le chef caquiste.

Point de vue différent

Relancée à ce sujet à l’entrée du caucus national de la CAQ, qui se termine aujourd’hui à Lévis, la députée caquiste de Louis-Hébert, Geneviève Guilbault, n’a pas semblé partager tout à fait le même point de vue que son chef.

«On ne favorise aucun modèle en particulier, a tranché la porte-parole caquiste en matière de famille. On favorise le fait de maintenir la diversité de l’offre de garde au Québec et surtout, la liberté de choix des parents.»

Quant à la qualité des services, Mme Guilbault ne croit pas qu’elle soit nécessairement meilleure en CPE qu’au privé.

«Le programme éducatif est offert dans tous les milieux de garde, que ce soit privé ou public. Maintenant, dans les garderies privées, les gens ont peut-être plus la discrétion d’avoir le programme éducatif qu’ils souhaitent», a dit la députée de Louis-Hébert.

«Nous on n’est pas du même avis», a réagi la présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), Valérie Grenon, qui est venue manifester à l’entrée du congrès de la CAQ avec quelques syndiqués.

«Sans dénigrer un milieu versus l’autre, [...] pour nous, c’est clair que la qualité est plus présente dans les CPE et les milieux familiaux régis et subventionnés. [...] Les éducatrices sont formées, il y a des exigences de qualité», a souligné Mme Grenon.

En plus d’obliger la vérification des antécédents judicaires et l’obtention d’une formation en premiers soins, le gouvernement impose aux CPE un programme éducatif, a aussi fait valoir la leader syndicale.

«Il faut rappeler que la loi sur les services éducatifs au Québec s’applique à tous les milieux de garde, que ce soit privé ou public, donc la question du programme éducatif ne se pose pas», a indiqué à ce sujet Mme Guilbault.

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