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Ils réclament 150 000$ au propriétaire d’un chien qui les a fait tomber à vélo

Vincent Larin | Agence QMI 

Un couple de cyclistes réclame près de 150 000 $ au propriétaire d’un imposant chien qui les aurait fait chuter et gravement blessés lors d’une promenade à Terrebonne.

Dominique Beauregard, une entraîneuse professionnelle, et Stéphane Hébert, un enquêteur pour la police de Montréal, se baladaient en vélo sur la rue Jean-Paul Gagnon, le 2 septembre 2016.

Alors qu’ils passaient devant une résidence sur une petite rue résidentielle, à plus ou moins 28 km/h, un chien agressif d’environ 80 livres se serait lancé devant la roue de Mme Beauregard qui se trouvait en tête, allèguent-ils dans un document déposé en cour récemment.

Blessures graves

La cycliste qui se dit «expérimentée» n’aurait pas pu éviter l’accident autrement qu’en appliquant les freins d’un coup.

Son conjoint, qui la suivait, lui aurait donc foncé dedans et les deux auraient culbuté sur la chaussée, relate la poursuite.

Pendant ce temps, le propriétaire du chien, Michael Beaudry, aurait accouru pour le rattraper et le ramener chez lui.

Selon les dires du couple, M. Beaudry aurait même avoué sur les lieux de l’accident que l’animal «avait l’habitude de charger les cyclistes» qui circulaient sur cette rue.

Toujours selon le document déposé au tribunal, le couple affirme que cet accident lui a causé de graves blessures, raison pour laquelle il poursuit.

Michael Beaudry, son père Claude et leur assureur pour la somme de 148 380 $.

Il prévoit perdre d’importants revenus en raison des blessures provoquées par l’accident qui date déjà de plus de 18 mois.

«Une vraie mitaine»

«[Mme Beauregard] ne peut plus donner les cours de spinning qu’elle offrait à sa clientèle depuis au-delà de 15 ans», peut-on lire dans le document.

Contactés par «Le Journal de Montréal», ni Dominique Beauregard ni Stéphane Hébert n’ont souhaité émettre de commentaires sur cet incident.

Le père de Michael Beaudry, Claude, a indiqué qu’il n’était pas à la maison le jour de l’accident et que son fils était en voyage en Australie et donc ne pouvait donc pas commenter l’affaire dans l’immédiat.

Il se dit déçu de l’attitude du couple dans cette affaire affirmant que le chien de son fils est «une vraie mitaine» en raison de son caractère doux.

«C’est rendu comme aux États-Unis où les gens poursuivent pour un oui ou non», a-t-il déploré.