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Denis Coderre estime avoir travaillé «dans les règles de l’art»

TVA Nouvelles

Malgré le rapport dévastateur du BIG à son endroit et celui de son administration, l’ancien maire de Montréal Denis Coderre estime avoir réalisé son travail «dans les règles de l’art» dans le dossier de la Formule E.

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Dans son rapport, Me Denis Gallant conclut «que l’OBNL “Montréal, c’est électrique” a été utilisé afin de contourner les règles d’octroi de contrats prévues par la loi.»

Une vision des choses que ne partage pas Denis Coderre, qui accuse au contraire l’administration Plante d’avoir mis fin au projet de la Formule E de façon prématurée.

«Je suis en désaccord avec l’interprétation qui dit que ce n’était qu’une courroie de transmission. Pour moi, au contraire, c’était un organisme qui servait à faire de la promotion [de l’électrification des transports], mais on a tiré la plogue après six mois», a expliqué l’ex-maire au micro de TVA Nouvelles.

Même son de cloche en ce qui a trait aux dettes de l’événement puisque M. Coderre explique que les investissements pour la tenue de la course de Formule E dans les rues de Montréal devaient être amortis sur six ans, plutôt qu’une seule.

«On a toujours fait les choses dans les règles de l’art», répète-t-il.

Trop impliqué?

Le maire Denis Coderre s’est rendu en personne en juin 2016 à Monaco pour négocier certains aspects du contrat avec les dirigeants de la Formule E et le futur organisme «Montréal, c’est électrique». C’est également lui qui a négocié personnellement la commandite de 850 000 $ versée par Hydro-Québec. Le maire a aussi imposé le choix d’une piste au centre-ville.

«Des événements comme la Formule E, ce sont des événements d’envergure. Qui croyez-vous fera les appels pour des subventions?», se défend Denis Coderre, qui définie le rôle d’un maire comme celui d’un promoteur de sa ville.

Le président du conseil de MCE, Sylvain Vincent, a qualifié lui-même son organisme de «créature de la Ville de Montréal» lorsqu’il a été questionné par le BIG, se décrivant presque comme une marionnette au service du cabinet.

«La victoire a plusieurs mères et la défaite est orpheline. On peut bien me jeter en dessous de l’autobus, mais il y a des gens qui avaient des responsabilités et qui doivent les prendre», rétorque M. Coderre.

«Quand on a déjà investi 24 M$ pour nous assurer que l’événement soit un succès et qu’on est au premier pas d’un organisme, il y a un accompagnement qui se fait, mais on n’est pas là dans un processus décisionnel. Ils sont imputables, ils doivent rendre des comptes.»

Malgré les mauvais chiffres financiers et le rapport du BIG, Denis Coderre continue de croire en sa vision et affirme que si c’était à refaire, il mettrait à nouveau le pied dans l’aventure Formule E.

«Moi ce qui est important, c’est le rayonnement de Montréal, c’est de faire la promotion de la transition énergétique. Quand on parle de mobilité durable, c’est la Mecque ici, c’est l’or bleu. Donc, l’électrification des transports c’est une vision qui est importante et essentielle.»

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