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Trump accuse le Canada de mesures commerciales «très restrictives»

Alors qu’une guerre commerciale se dessine entre Ottawa et Washington, le président des États-Unis s’est une nouvelle fois attaqué au Canada sur les réseaux sociaux vendredi matin.

«Le Canada a maltraité notre agriculture et nos fermiers pendant très longtemps», a écrit Donald Trump dans une de ses habituelles tirades sur Twitter.

Il s’agit d’une référence à peine voilée au système de gestion de l’offre dont bénéficient les agriculteurs canadiens, et dont Washington souhaite l’abolition dans le cadre de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

«Très restrictif sur le commerce! Il doit ouvrir ses marchés et abattre ses barrières commerciales!» a ajouté l’homme d’affaires.

Ce dernier a également évoqué le conflit sur le bois d’œuvre, qui s’est intensifié sous sa présidence.

Contre-mesures canadiennes

La veille, Ottawa a répliqué à l’imposition par Washington de tarifs de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium canadien en annonçant des tarifs équivalents sur l’acier et l’aluminium américains, ainsi que sur plus d’une centaine d’autres produits provenant du sud de la frontière.

Ces tarifs d’une valeur de 16,6 milliards $ touchent des articles aussi variés que le papier de toilette, les cartes à jouer et les fûts de bière. Ils entreront en vigueur le 1er juillet.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, n’ont pas mâché leurs mots jeudi pour condamner les tarifs américains, jugeant la décision américaine «injustifiable», «inacceptable» et «absurde».

«Aujourd’hui, nous allons contester ces mesures illégales à [l’Organisation mondiale du commerce] et dans le cadre de l’ALENA», a confirmé la ministre Freeland vendredi aux Communes.

Opposition aux États-Unis

Plusieurs voix se sont élevées aux États-Unis, autant dans les milieux d’affaires que dans le camp républicain, afin de dénoncer ces tarifs américains imposés également au Mexique et à l’Union européenne.

Le président de la Chambre des représentants, le républicain Paul Ryan, a notamment exprimé son désaccord avec les mesures.

De son côté, la Chambre de commerce des États-Unis, qui a mis en garde l’administration Trump contre les tarifs, craint la perte de 2,6 millions d’emplois américains en raison des politiques commerciales du président, selon une note obtenue par le «Wall Street Journal».

Outre le Canada, d’autres alliés américains visés par les tarifs comptent riposter. Le Mexique a déjà fait connaître ses contre-tarifs, alors que l’Union européenne promet des représailles.

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