/news/society

Progrès dans la lutte contre le cancer

TVA Nouvelles

Marilou Cousineau, l'une des grandes gymnastes québécoises, membre du Temple de la renommée du sport du Québec. Dans la jeune trentaine, le diagnostic de cancer du sein tombe, implacable.

«Mon médecin m'a dit: "Est-ce que tu veux faire de la chimio ou pas de la chimio?' Là, j'ai dit: "Je vais faire ce qu'il faut faire, Marilou Cousineau.

Marilou redoutait les traitements de chimiothérapie, mais son médecin lui dit qu'elle n'en a pas nécessairement besoin.

«J'avais posé la question à dire: Si c'était votre fille, quel type de traitement vous choisiriez, vous prendriez? Et puis, c'est ça, je pense qu'à ce moment-là, il a dit: "Bien, c'est vraiment pour vous, mais j'opterais pour ce type de traitement là."»

Le traitement hormonal est venu à bout du cancer sans chimio. Une étude publiée dans le «New England Journal of Medicine» conclut que comme dans le cas de Marilou, la chimiothérapie n'est pas toujours nécessaire.

Un test permet de déterminer la signature génomique de la tumeur. Les femmes qui ont un score de 0 à 10 ne subissaient déjà pas de chimio. De 26 à 100, oui.

Celles qui se retrouvaient entre les deux subissaient la chimio de façon préventive. L'étude montre que ce n'est pas nécessaire. Résultat: 70% des femmes peuvent être traitées contre le cancer du sein sans chimiothérapie avec d'excellents résultats.

«Je pense que c'est un pas en avant fantastique. Ça va changer la pratique médicale», soutient André Robidoux, oncologue.

Le Dr André Robidoux est l'un des médecins qui a participé à l'étude qui a duré neuf ans. C'est aussi le médecin qui a traité Marilou.

«Les patientes ont accepté volontairement d'entrer dans l'étude ou la moitié avait la thérapie hormonale seulement et la moitié avait la chimiothérapie et la thérapie hormonale, puis ça nous a aidés à répondre à cette question-là», explique l’oncologue.

Aujourd'hui, Marilou Cousineau travaille à l'École du cirque. Elle a vaincu le cancer grâce à l'aide de la science.

«Moi, j'ai une petite fille, ça fait que c'est sûr que le souhait, c'est de grandir sans cancer du sein un jour, parce que ça touche beaucoup, beaucoup de gens, plus qu'on peut se l'imaginer», informe Marilou Cousineau.

La chimiothérapie vient avec un coût: humain d'abord, les effets secondaires terribles pour les patients; financier, factures salées pour les gouvernements. C'est une bombe nucléaire qu'on utilise contre le cancer, une arme dont heureusement, on aura besoin de moins en moins souvent.