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Le G7, pas si payant pour les travailleurs saisonniers

Dominique Lelièvre | Agence QMI

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Dominique Lelièvre/Agence QMI

La manne économique annoncée dans la région de Charlevoix ne profite toujours pas à certains travailleurs du milieu touristique à seulement quelques jours du sommet international.

Alors que le taux d’occupation frôle le 100 % dans les hôtels de La Malbaie, certains employés peinent à y trouver leur compte, raconte Julie Brassard, du Mouvement Action-Chômage de Charlevoix.

L’important déploiement de sécurité a refroidi certains touristes depuis le début du mois. Puis, il y a ces délégations qui ont réservé plusieurs chambres cette semaine, même s’ils ne les occuperont que quelques jours dans les faits.

«Ce qu’on m’a dit, c’est que les chambres, si personne ne les occupe, bien il n’y a pas de ménage à faire», précise Mme Brassard.

À l’Auberge des Falaises, par exemple, une délégation a réservé des chambres du lundi au dimanche, même si son arrivée n’est prévue que vendredi, a mentionné son copropriétaire au «Journal de Québec». Il ignore aussi si ses hôtes retiendront les services de son restaurant.

Désillusion

Chez Mouvement Action-Chômage de Charlevoix, des travailleurs saisonniers ont fait part de leur déception après un hiver où ils sont plusieurs à avoir subi le «trou noir» de l’assurance-emploi, cette période creuse où ils ne touchent ni prestations ni revenu d’emploi.

«Tout le monde était supposé de retourner au travail rapidement pour justement préparer tout cela, même les employeurs avaient peur de ne pas avoir assez de monde pour combler le travail. La réalité semble différente», soutient Mme Brassard.

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