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Autorité des marchés financiers

Québec recule sur l'abolition de deux chambres du secteur financier

Agence QMI

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Le gouvernement Couillard recule et ne donnera pas à l’AMF la responsabilité d’encadrer les conseillers financiers, après avoir subi de la pression de la part de plusieurs organisations et du Parti québécois.

Le projet de loi 141 sur les services financiers prévoyait l’abolition de la Chambre de la sécurité financière et la Chambre d’assurances de dommage, qui ont comme rôle de réguler le titre de conseiller financier, à la manière d’un ordre professionnel.

Les responsabilités de ces deux chambres auraient été confiées à l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Le ministre des Finances, Carlos Leitao, a cependant convenu de reculer sur cet aspect, notamment pour permettre l’adoption du projet de loi avant la fin de la session parlementaire, la semaine prochaine.

«Dysfonctionnel»

«Afin de permettre l’adoption du projet de loi 141, que le PQ bloquait depuis plusieurs semaines, nous avons accepté de consentir à leur demande de maintenir les chambres, même si nous maintenons que l’encadrement actuel est dysfonctionnel et lourd autant pour les consommateurs que pour les représentants», a expliqué le bureau du ministre Leitao, dans une communication par courriel envoyée au «Journal de Québec».

L’Assemblée se devait d’adopter ce projet de loi avant l’été, soutient le cabinet de M. Leitao, puisque le Fonds monétaire international (FMI) doit faire un audit de la solidité du système financier au Québec à l’automne prochain.

«Nous regrettons que le PQ ait refusé de discuter d’amendements que nous avons proposés pour améliorer la situation actuelle concernant l’encadrement par les Chambres», a ajouté le cabinet ministériel.

De son côté, le Parti québécois voit la volte-face du gouvernement comme une victoire.

«L’abolition de celles-ci était une mesure qui ne créait aucun consensus et qui aurait constitué un recul de vingt ans pour les consommateurs, comme le démontre l’opposition de nombreux groupes de défense des consommateurs», a indiqué le porte-parole péquiste en matière de finances, Nicolas Marceau, à l’Agence QMI.