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L’emploi et taux de chômage varient peu en mai au Québec

Agence QMI

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L’emploi au Québec a peu varié en mai au Québec, tout comme le taux de chômage qui s’est établi à 5,3 %. Au Canada, le taux est aussi resté inchangé à 5,8 % le mois dernier comparativement au mois précédent, selon Statistique Canada.

Publiées vendredi, les données de l’agence fédérale indiquent un recul du travail à temps plein, contrebalancé toutefois par une hausse du nombre de travailleurs à temps partiel. Concrètement, il s’est perdu 37 600 emplois à temps pleins tandis que l’économie a créé 42 300 emplois à partiels, et ce, entre avril et mai.

«Au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en mai, l'emploi dans la province a augmenté de 65 000 (+1,6 %)», a spécifié Statistique Canada.

Dans son analyse des chiffres, l’Institut du Québec (IdeQ) a noté que «la qualité des emplois au Québec est en hausse [et que] la situation des travailleurs temporaires s’améliore».

«La croissance de l’emploi des secteurs privé et public ainsi que celle des salaires est en baisse par rapport à mai 2017», a précisé l’IdeQ.

Dans le cas du taux de chômage, il est passé au Québec de 5,4 % en avril à 5,3 % en mai. Au Canada, il n’a pas bougé, se maintenant à 5,8 %, en raison notamment d’une légère réduction du taux d’activité, a souligné le Mouvement Desjardins dans une note économique.

En outre, l’économiste a noté l’augmentation de la variation annuelle du salaire horaire moyen à 3,9 % en mai. «Il s’agit du niveau le plus élevé depuis avril 2009», a-t-il indiqué, l’imputant à la conséquence de la pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs et régions.

Au niveau de l’emploi au pays, en mai, il a diminué chez les personnes du principal groupe d'âge actif (de 25 à 54 ans) ainsi que chez les hommes (-19 000) et chez les femmes (-19 000).

Au total, le marché du travail a connu une perte de 7500 emplois en mai, ce qui est un résultat nettement inférieur aux attentes des analystes, a fait savoir l’économiste principal Benoit P. Durocher, soulignant que «ces résultats décevants confirment que la progression de l’emploi a ralenti de façon significative depuis le début de l’année».

L’économiste estime toutefois que l’emploi devrait reprendre une progression un peu plus robuste au cours des prochains mois.

«Par rapport à 12 mois plus tôt, l'emploi a augmenté de 238 000 ou 1,3 %, sous l'effet d'une hausse dans le travail à temps plein. Au cours de la même période, le nombre total d'heures travaillées s'est accru de 2,0 %», a précisé Statistique Canada.

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