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Une déclaration commune pour conclure le G7

Le G7 a accouché d’une déclaration commune, mais il aura fallu les forceps. En conclusion de son sommet, le premier ministre Justin Trudeau a confirmé samedi que le document symbolique a été rédigé à sept mains, incluant celle de Donald Trump.

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Le communiqué final - un document dénué de tout caractère contraignant - souligne toutefois aussi les «divergences» entre l’administration Trump et les six autres pays membres, ont laissé entendre la France et l’Allemagne.

Le président américain Donald Trump a d’ailleurs quitté le sommet avec fracas, en soulignant que les jours durant lesquels les autres pays tiraient avantage des États-Unis «sont terminés».

M. Trudeau ne s’est pas formalisé de ces propos, en indiquant que M. Trump «va continuer de dire ce qu’il dit».

«Ceux qui pensaient que nous réussirions à faire changer l'approche du président sur le commerce et le monde, ces personnes avaient probablement des attentes trop hautes», a tempéré M. Trudeau.

Le premier ministre a assuré avoir exprimé fermement son désaccord par rapport aux visées protectionnistes de son voisin du sud.

«Nous sommes polis, mais nous ne nous laisserons pas bousculer», a dit M. Trudeau.

 

Le premier ministre canadien n’a pas réussi, non plus, à faire monter tous les pays dans sa barque environnementale, deux pays ayant refusé de signer une charte pour débarrasser les océans du plastique. Le Canada investira 100 millions $ pour y arriver.

En conférence de presse, le premier ministre Trudeau a préféré insister sur un engagement de 3,8 milliards $ obtenu pour aider les jeunes filles en zone de guerre à avoir l’accès à l’école.

Le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon, l’Union européenne et la Banque mondiale ont accepté de débloquer des fonds. Le Canada investira pour sa part 400 millions $ dans ce projet.

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