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L'Église catholique leur refuse deux marraines

TVA Nouvelles

Un père de famille de Québec part en croisade contre l’Église catholique. Il souhaite faire baptiser sa fille de quatre mois, mais lui et sa conjointe ont choisi deux marraines. Une demande qui a été refusée par le diocèse de Québec.

C’est à l’église Notre-Dame-des-Laurentides, dans la paroisse Bon-Pasteur, que sera baptisée Charlie Rose, quatre mois. Par contre, elle ne pourra pas avoir deux marraines comme le souhaitent ses parents qui ont choisi leur sœur respective. Le nouveau papa, David Renaud, est en colère contre l’église.

«Nous, les jeunes de 30 ans, on ne passe pas nos dimanches à l’église. On y va juste lors des baptêmes, des funérailles ou des mariages. Ça serait peut-être de bonne foi pour eux autres, de dire GO!, on laisse entrer les jeunes», soutient-il.

Même déception

Isabelle Duchesneau est maman depuis maintenant huit mois. Elle aussi désire avoir deux marraines pour son petit garçon. Elle vit la même déception.

«On s’est informé, mais les démarches ont arrêté. On est plus en processus de décision à savoir si on le fait baptiser officiellement ou on fait juste dire qu’il a deux marraines sans qu’il soit baptisé», explique la mère du petit Liam.

L’Église explique cette situation par sa croyance en la complémentarité des figures masculines et féminines. Il est toutefois possible pour un futur enfant baptisé de n’avoir qu’une seule personne comme parrain ou marraine. Ce modèle est-il dépassé?

«C’est un modèle qui est cohérent avec ce que l’Église enseigne depuis 2000 ans, qui est fidèle aux évangiles de Jésus-Christ», soutient Jasmin Lemieux-Lefebvre, porte-parole du Diocèse de Québec.

Tradition qui ne fait pas l’unanimité

Une tradition qui est loin de faire l’unanimité selon certains passants que TVA Nouvelles a rencontrés dans la rue: «Je pense que c’est un modèle qui est dépassé», affirme un jeune garçon. «L’Église est tellement rétrograde. Moi, je trouve que chacun est libre de décider ce qu’il veut», ajoute une dame.

Ces parents seront donc obligés de trancher entre leurs deux choix ou d’avoir un plan B.

«Le parrain n’est pas un inconnu, je l’aime et tout. Mais moi j’aimerais que ma sœur et la sœur de ma femme participent», conclut David Renaud, père de Charlie Rose.

La mère de Liam hésite toujours à poursuivre le processus de baptême de son enfant. Quant à David Renaud, il assure que sa fille aura son extrait de baptême, mais il souhaite entre-temps que sa voix soit entendue.