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«Mon état s'est stabilisé, mais ce n'est pas guéri» - Claude Dubois

 - Agence QMI

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Le 23 juin, la place des Festivals de Montréal portera les couleurs de la fête nationale. Le Grand spectacle mettra notamment en vedette Claude Dubois. En dépit de son cancer de la moelle osseuse diagnostiqué en 2016, l’artiste de 71 ans résiste, persiste et signe.

Claude, dans le cadre du spectacle montréalais de la fête nationale, que nous réservez-vous?

«Tout ce que je peux vous dire, c’est que je ne chanterai pas les mêmes chansons que l’an dernier. (sourire) Je suis vraiment sensible à la Saint-Jean-Baptiste, au fait que nous parlons français avec fierté au Québec. Participer à la célébration de notre culture, c’est un honneur.»

Avez-vous un souvenir particulièrement cher, associé aux nombreuses fêtes nationales auxquelles vous avez participé?

«C’est effectivement quelque chose que j’ai toujours suivi — sauf, bien sûr, les années où je me trouvais en dehors du pays — parce que, quoi qu’on en dise, pour moi, le Québec est un pays. Je vous dirais que, lorsqu’on a démarré les fêtes de quartier, j’ai trouvé ça intéressant. De façon générale, la fête nationale, c’est un peu un regard que nous jetons sur nous-mêmes, nous qui sommes de-venus ¨une multitude¨. Et c’est important que les arrivants soient conscients de notre culture et qu’ils embarquent avec nous pour la célébrer.»

Claude, comment va votre santé?

«Le problème s’est stabilisé, mais ce n’est pas guéri; ça ne guérira jamais. Les médecins ont réussi à le stopper. Disons que je fais avec.»

Avez-vous encore des traitements de chimiothérapie?

«Oui, tous les deux mois, et je ne sais pas encore pour combien de temps. Le 26 mai, j’ai d’ailleurs participé à un événement du Relais pour la vie. J’y ai croisé des gens qui sont bien plus atteints que moi et je les trouve courageux. Ils sont des exemples pour moi.»

Il n’y a pas de différence apparente sur le plan de l’énergie que vous avez tou-jours dégagée. Vous, en constatez-vous une?

«En réalité, je dirais qu’en spectacle, c’est plus sensible maintenant. Je suis plus émotif. Au lieu d’être hard rock, c’est beaucoup plus à fleur de peau, même lorsqu’il s’agit de chansons qui ¨groovent¨.»

Avez-vous redécouvert certaines chansons de votre répertoire?

«C’est-à-dire que, dans mes spectacles, il y a beaucoup de relectures sur le plan de la musique et des influences. Mais les gens ne se perdent pas pour autant. Ils reconnaissent mes chansons.»

Après la fête nationale, à quoi ressemblera votre été?

«Je continue et je continuerai à donner beaucoup de spectacles. Je n’ai pas arrêté. J’en serai bientôt à ma 10e supplémentaire au Grand Théâtre de Québec. C’est quand même merveilleux, les gens ont envie de me voir, et moi aussi, j’ai envie de les voir. Ça me donne de l’énergie, ces shows-là.»

Le Grand spectacle de la Fête nationale du Québec à Montréal se tiendra le 23 juin à la place des Festivals.