/regional/estduquebec/basstlaurent

Le Bas-Saint-Laurent en mode séduction

Simon Gamache Fortin

 - Agence QMI

Le Bas-Saint-Laurent se lance en mode séduction en raison de l’enjeu démographique qui devient de plus en plus préoccupant. Un important rendez-vous pour trouver des solutions concrètes pour attirer des résidents se tiendra à Rimouski cet automne.

Le «Rendez-vous pour un Bas-Saint-Laurent attractif» aura lieu le 12 septembre prochain à l’Hôtel Rimouski. Plus de 200 personnes issues du milieu économique, des affaires et du monde municipal seront présentes afin de trouver des stratégies concertées pour attirer et retenir des résidents dans la région. Les citoyens sont aussi invités à y prendre part.

L’objectif est de mettre rapidement en place une synergie régionale pour faire face à cet enjeu qui devient de plus en plus préoccupant. Dans le Bas-Saint-Laurent, la proportion de citoyens de 15 à 24 ans est en diminution alors que la tranche d’âge de 65 ans et plus augmente.

Il y a donc des conséquences sur le recrutement de la main-d’œuvre et sur l’occupation du territoire. D’ici quatre ans, un départ à la retraite sur deux ne pourra pas être remplacé en raison de cette tendance.

«Faut faire en sorte que les jeunes qui ont peut-être été étudier à l’extérieur aient le goût de revenir s’établir chez eux, qu’ils puissent constater qu’il y ait des facilités au niveau de l’hébergement. Est-ce qu’il y a des spécificités dans des municipalités pour l’accès à la propriété? Pour le travail de votre conjoint, on a peut-être des possibilités [...] C’est tout cela que l’on veut parler ensemble, mais qui n’est pas nécessairement fait à date. C’est pour cela que les [mesures d’attractivité] sont isolées chacune de leur côté, mais si on le fait ensemble avec des moyens financiers, ce sera un plus», explique Guylaine Sirois, présidente du Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent.

La synergie permettra de solutionner la problématique.

«Ensemble, on pourrait avoir une portée beaucoup plus grande. Le Rendez-vous est pour définir ce que chacun fait versus ce qui manque pour que les gens partent des grands centres pour s’établir ici et non pas juste faire le touriste», ajoute Mme Sirois.

De l’argent du gouvernement pour la rétention des immigrants

L’immigration est une solution à l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre. Le gouvernement du Québec investit plus de 440 000 $ pour favoriser la rétention des immigrants dans le Bas-Saint-Laurent.

Les sommes sont octroyées à la Ville de Rimouski et à Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent pour engager davantage de ressources pour accompagner les nouveaux arrivants et ainsi augmenter leur rétention dans la région.

Une ressource du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion a été embauchée à Rimouski.

Selon le ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Jean D’Amour, c’est en régionalisant les services qui leur sont offerts qu’on pourra y arriver.

«Pour que l’opération rétention soit réussie en région, on va parler de rétention en mettant en place des outils. D’abord, on va se concerter, on va être attractifs et on va les retenir. Ce sont les trois mots d’ordre que l’on donne par cette opération-là. Il fut un temps où très majoritairement l’immigration on la retrouvait à Montréal et à Québec. Aujourd’hui, on a besoin de ces personnes-là issues de différentes communautés dans le monde qui peuvent nous apporter beaucoup, que ce soit des professionnels où des personnes qui vont travailler sur le plancher de nos usines. On en a sincèrement besoin», explique M. D’Amour.

L’immigration est d’ailleurs un thème qui sera abordé lors du rendez-vous organisé par le Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent.

À Rimouski, on compte 69 réfugiés et 900 personnes issues de l'immigration.