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Formule E: Valérie Plante se montre dure envers l’opposition

Sarah Daoust-Braun | Journal de Montréal

Le rapport de la vérificatrice générale de Montréal sur la Formule E, dont la conclusion blâme l'ancienne administration Coderre, a été long à produire, car il a été difficile de rassembler toutes les informations en lien avec l'évènement.

«Au niveau des coûts, on a essayé d’aller voir partout et d’avoir toute l’information. Cela a été très difficile d’avoir toute l’information. Cela a été très long à obtenir», a indiqué la VG Michèle Galipeau, qui présentait mardi les conclusions de son rapport annuel aux élus et aux médias.

Cette dernière a déploré l’absence d’un cadre de gouvernance pour un projet de cette envergure, ce qui aurait permis de mieux suivre l’évolution des dépenses et de mieux informer les instances décisionnelles.

«Avoir de l’information quand on la cherche un peu partout, c’est plus difficile», a-t-elle ajouté, précisant que les documents n’étaient pas indisponibles.

Le fait que les instances prenaient des décisions à la pièce a aussi rallongé son travail, une longueur aussi attribuable à l’absence de reddition de comptes. La VG a rappelé qu’elle devait également attendre à la fin des années financières pour obtenir les états financiers, et que produire un audit peut prendre jusqu’à 3000 heures.

Le président du comité exécutif Benoit Dorais a aussi soutenu qu’un cadre de gouvernance avec des suivis aurait permis d’éviter ce genre de situation. «Quand tout est centralisé au niveau du maire, on le voit, avec des demandes un peu diffuses à gauche et à droite», a-t-il dit.

Pas comme le BIG

La VG a assuré que son travail sur la FE n’a pas doublé celui déjà effectué par le Bureau de l’inspecteur général (BIG), qui a aussi publié un rapport accablant sur la course il y a quelques semaines.

«Le BIG a regardé le volet contrat, la création de l’organisme Montréal, c’est électrique (MCE). [...] Moi j’ai plus regardé comme on a géré cela au niveau de la Ville», a-t-elle souligné.

Michèle Galipeau a appris à l’automne que l’Inspecteur général Denis Gallant travaillait sur le même sujet qu’elle, et les deux se sont entendus «pour ne pas se piler sur les pieds».

«[Les rapports] arrivent aux mêmes conclusions, ou semblables, mais ils sont complémentaires», a affirmé Benoit Dorais.

La VG a d’ailleurs commencé à avoir des inquiétudes au sujet de la FE au printemps 2017 avant la tenue de la course puisqu’elle se demandait si MCE, comme organisme à but non lucratif, faisait partie du périmètre comptable de la Ville.

Après la présentation du rapport mardi, la mairesse de Montréal Valérie Plante a haussé le ton et accusé l’opposition de jeter le blâme du fiasco la FE sur les fonctionnaires de la Ville, déplorant «un triste spectacle».

Le chef de l’opposition Lionel Perez s’est défendu de son côté en expliquant que les instances n’avaient jamais eu toutes les informations pour prendre des décisions éclairées.

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