/news/law

L’agresseur du mont Saint-Bruno obtient sa semi-liberté

Michael Nguyen | Agence QMI

FD-ARRESTATION YVES ROY

COURTOISIE POLICE DE LONGUEUIL

L’agresseur du mont Saint-Bruno qui avait sauvagement attaqué une joggeuse a obtenu son congé du pénitencier au tiers de sa peine de quatre ans, malgré un avis indiquant que les «chances de récidive sont trop élevées».

«Votre équipe de gestion de cas n’appuie pas votre demande de semi-liberté, car ceux-ci sont d’avis que vous avez encore besoin de beaucoup d’encadrement», peut-on lire dans la décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) concernant le dossier d’Yves Roy.

Mais malgré ce constat, les commissaires ont quand même consenti à envoyer l’agresseur de 47 ans en maison de transition, afin de lui permettre de «changer le cap» de sa vie et de l’aider à quitter le monde de la criminalité.

Haine des femmes

Roy pourra aussi travailler sur son cheminement personnel, lui qui avait dit avoir agressé une joggeuse en septembre 2016 en raison d’un problème d’alcool, mais aussi de sa «haine des femmes».

À l’époque, l’affaire avait fait grand bruit. Le jour du drame, une joggeuse s’entraînait au mont Saint-Bruno lorsqu’elle a croisé le chemin de Roy. Ce dernier l’avait alors frappée par-derrière et plaquée au sol dans le but de l’étrangler.

La victime avait toutefois réussi à se débattre et à s’enfuir.

S’en était suivie une chasse à l’homme de plusieurs jours, jusqu’à ce qu’il soit dénoncé par son employeur suspicieux de son changement de comportement face à cette affaire.

Changer

Roy, qui a déjà attaqué une fillette dans le passé, a toutefois réussi à convaincre la CLCC qu’il avait changé durant sa détention.

«Vous ne voulez plus vivre de façon irresponsable et, compte tenu de votre âge, vous voulez changer le cap de votre vie, indiquent les commissaires. Vous vous êtes fixé des objectifs, notamment en terminant vos études secondaires.»

Mais même s’il a commencé à faire preuve d’introspection, Roy est toujours à risque de récidiver, et encore plus s’il est sous l’effet de l’alcool. C’est pour cette raison que Roy s’est fait interdire de boire de l’alcool ou de se trouver dans des bars pendant sa semi-liberté.

Il devra également s’abstenir de se trouver dans des maisons de jeu, en plus de prendre ses médicaments.

«Une semi-liberté contribuera à la protection de la société en favorisant votre réinsertion sociale en tant que citoyen respectueux des lois», ont conclu les commissaires.

Dans la même catégorie