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«Alexandre n’est pas un monstre»

TVA Nouvelles

Les parents d’Alexandre Bissonnette ont tenu à s’adresser aux médias à la fin des représentations sur sentence jeudi midi.

«Alexandre n’est pas un monstre», a lancé son père Raymond Bissonnette lors d’un point de presse tenu au palais de justice de Québec.

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Il est revenu sur l’intimidation «débridée» que son fils aurait subie pendant de longues années et qui lui aurait causé des problèmes de santé mentale.

«Malheureusement, la condition mentale d’Alexandre n’a pas été détectée par nous ses parents, ni par les professionnels de la santé qu’il a consultés à maintes reprises», a-t-il dit.

M. Bissonnette a également tenu à s’adresse aux proches des victimes et à la communauté musulmane en disant mieux les comprendre après ce qu’il a entendu pendant les différentes audiences.

«J’ai assisté tous les jours qu’ont duré les représentations sur sentence de mon fils et j’ai écouté et entendu l’immense tristesse exprimée par la communauté musulmane», a-t-il indiqué.

«À travers tout le désarroi exprimé, il y avait aussi beaucoup de frustration qui a été exprimée par des membres de la communauté musulmane notamment pour certains d’être constamment victime de préjugés religieux (...) J’ai réalisé à quel point cette communauté se sent isolée et incomprise.»

Raymond Bissonnette est par ailleurs revenu sur la peine de 150 ans réclamée par la Couronne.

«La Couronne s’est acharnée à le démoniser par tous les moyens afin d’obtenir un emprisonnement de 150 ans soit la peine la plus sévère jamais donnée au Canada», a-t-il fait savoir.

«Cela équivaut à une peine de mort déguisée et éteint la moindre lueur d’espoir. Je soupçonne fortement que l’attitude de la Couronne est le résultat d’une volonté politique et non juridique.»

«On sait maintenant que personne n’est à l’abri d’un drame lié à la maladie mentale. On ne le souhaite à personne. Cette terrible maladie n’a pas de couleur, pas de religion, pas de sexe et il est impossible de prédire à quel moment de notre vie elle va nous frapper», a-t-il conclut.