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Le Festival de jazz et ses «musiques voisines»

 - Agence QMI

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Dominick Gravel/Agence QMI

Le Festival de Jazz de Montréal (FIJM) est de retour pour une 39e édition avec une autre programmation faisant place à de nombreux musiciens jazz, mais aussi des artistes de plusieurs autres styles musicaux.

La formation montréalaise Chances et son style qui tient autant de la pop que de l’électro et la musique du monde illustrent bien cette diversité des genres.

«Les possibilités sont infinies parce qu’on peut vraiment explorer plein d’affaires», explique Chloé Lacasse à propos du son de la formation aussi composée de Geneviève Toupin et Vincent Carré.

«C’est de la pop, mais on essaye de la pousser, de mélanger les choses et des fois c’est difficile de trouver ton cadre exactement, ajoute l’auteure-compositrice-interprète francophone qui a sorti deux albums en solo depuis 2011. On a trouvé le cœur, mais on il n’y a pas de limites, on peut encore pousser et approfondir tout ça. »

«On avait, tous les trois, envie de faire quelque chose qui serait différent de nos projets respectifs, résume Mme Toupin à propos de la genèse du groupe en 2016. C’est vraiment comme [...] un terrain de jeu pour nous.»

Le fait de présenter des groupes qui ne rentrent pas nécessairement dans le cadre traditionnel du jazz ne veut pas dire pour autant que le festival nie ses origines, selon Laurent Saulnier, le vice-président à la programmation du festival.

«Je crois que c’est un peu jouer à l’autruche de penser qu’il y a des festivals de jazz qui n’ont que du jazz», explique-t-il.

«Je pense qu’il y a une diversité artistique qui est importante et imposante dans le sens qu’on fait un festival de jazz, mais avec tout ce qui est musiques voisines [...], des musiques qui sont inspirées par le jazz et qui ont inspiré le jazz», résume l’ancien journaliste.

Un festival «prestigieux»

Les membres du groupe Chances sont gonflés à bloc et ravis à l’idée de présenter deux fois plutôt qu’une leur premier album au FIJM en fin de semaine.

Le trio se produira samedi et dimanche au M2, une salle annexe du MTelus, dans le cadre de l’événement estival qui se déroule au Quartier des spectacles jusqu’au 7 juillet.

«Je trouve ça trippant et prestigieux de jouer là», explique M. Carré, le batteur du trio électro-pop et musicien accompagnateur de plusieurs artistes, dont Alex Nevsky.

«C’est connu partout, ajoute Mme Toupin, une artiste d’origine franco-manitobaine surtout connue pour sa musique aux accents folk composée en anglais et français. Quand tu dis que tu joues au [Festival international de] jazz en Europe, ils savent de quoi tu parles.»

Ces deux concerts seront l’occasion pour le trio de présenter «Traveler», son premier opus, pour la première fois aux Montréalais depuis son lancement en avril dernier.

C’est aussi une occasion bien spéciale de pouvoir jouer dans un contexte où des groupes émergents comme le leur peuvent côtoyer des légendes du monde musical tel que Bobby McFerrin, l’auteur de la célèbre chanson «Don’t Worry, Be Happy».

«On espère, année après année, donner une vitrine aux musiciens de Montréal au cours du festival, explique M. Saulnier à propos de l’espace qui est alloué aux groupes locaux durant l’évènement. Pour nous, ç’a toujours été important d’avoir un vrai regard sur la vivacité de la scène musicale montréalaise. »

De la vieille à la nouvelle école

Plusieurs nouveaux groupes de l’heure et grands noms du milieu musical seront à Montréal jusqu’au 7 juillet prochain, au grand plaisir des amateurs de musique jazz.

Les curieux pourront dans plusieurs cas voir un mélange de la vieille et nouvelle garde dans un même spectacle ou sur une même scène.

«Il y a du ¨old school¨, il y a du ¨new school¨ et tout ce qu’il y a entre les deux», résume Laurent Saulnier.

«L’important, c’est d’avoir ce portrait le plus global possible», ajoute-t-il à propos de la programmation.

Différentes générations, différentes visions

Cette diversité peut par exemple être vue dans le spectacle d’Herbie Hancock, un pionnier ayant joué avec Miles Davis, qui sera précédé du talentueux Thundercat, un musicien ayant notamment travaillé avec Kendrick Lamar.

«On essaie de parler à plusieurs générations, explique M. Saulnier. Ça fait extrêmement plaisir de voir qu’il y a une nouvelle génération non seulement de ¨jazzmen¨, mais aussi d’amateurs de jazz qui voient cette musique d’une façon différente.»

10 concerts gratuits à voir au Festival international de jazz de Montréal (FIJM)

Boogát

*28 juin à 22h, angle De Maisonneuve et Clark

Boulevards

*29 juin à 21h et 23h, place des Festivals

Wasiu

*30 juin à 23h59, angle Sainte-Catherine et De Bleury

Jerry Granelli

*1er juillet à 18h, place des Festivals

Nomadic Massive

*2 juillet à 21h et 23h, place des Festivals

Jesse Reyes

*3 juillet à 21h, place des Festivals

Random Recipe

*4 juillet à 21h, Club Soda,

Too Many Zooz

*5 juillet à 21h et 23h, place des Festivals

Thornetta Davis

*6 juillet à 21h et 23h, angle Clark et De Montigny

The War on Drugs

*7 juillet à 21h30, place des Festivals

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