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Cirque Éloize

«Nezha: l'enfant pirate»: des scènes de combat époustouflantes

Amélie St-Yves

 - Agence QMI

ART-SPECTACLE-NEZHA

ANDRÉANNE LEMIRE/AGENCE QMI

Le Cirque Éloize réussit un grand coup d’originalité en jumelant l’univers des pirates à celui du folklore asiatique dans sa dernière œuvre «Nezha: l’enfant pirate», présentée à Shawinigan tout l’été.

«Nezha: l’enfant pirate» raconte l’histoire d’une jeune fille issue de deux communautés qui tentera de ramener la paix en zone de guerre, déclarée par des pirates aux drapeaux rouges qui essaient de l’enlever.

Le spectateur est surpris dès les premières minutes par une scène de combat où les pirates tentent de kidnapper l’enfant, interprétée par Maude Arseneault. Plusieurs poutres qui ne semblent qu’être des mats de bateau deviennent des outils pour les acrobates, et surtout pour la jeune fille qui se sauve.

Trouver l’équilibre

Les numéros sont tout en contraste, entre l’élégance d’une femme suspendue dans des tissus aériens sur une musique asiatique et les numéros de groupes des pirates où les sauts et les cris se comptent par dizaines. Le fait que l’amphithéâtre tourne sur lui-même facilite les transitions rapides d’un univers à un autre.

«C’est vraiment là-dessus qu’on a travaillé, l’équilibre entre le féminin et le masculin, avoir des numéros d’une élégance presque exceptionnelle et de l’action où c’est un feu roulant. Ce contraste-là est présent tout au long du spectacle», explique le metteur en scène et auteur, Frédéric Bélanger.

Un autre numéro impressionnant est celui où un pirate crée un effet de balancier avec une femme qu’il lance dans les airs tandis qu’elle fait des pirouettes.

Les gros matelas posé sur la scène pour ce numéro témoignent du risque de blessures s’il fallait que les mains glissent.

Le Cirque Éloize a fait appel à un chorégraphe de combat d’origine vietnamienne pour que les nombreuses scènes d’arts martiaux soient crédibles, et le résultat est réussi.

Huy Phong Doan a adoré son expérience avec le Cirque Éloize, qui présente le spectacle jusqu’au 18 août à l’amphithéâtre Québecor de la Cité de l’énergie de Shawinigan.

«La grâce est toujours là. Ce n’est pas parce qu’ils se battent que ce n’est pas gracieux, au contraire. On cherche l’élégance du mouvement. Ce n’est pas de défaire des habitudes, mais d’en inculquer d’autres», explique-t-il.

Enrichissant

L’artiste Maude Arseneault, qui joue le rôle-titre, a travaillé très fort pour les scènes d’art martial.

«Dans le milieu du cirque, on a beaucoup de cours de ballet pour faire de la belle danse. On est très habitués à être un peu flottants, et là, on est très ¨à terre¨, on est squattés, c’est complètement l’inverse de ce qu’on apprend, mais c’est super enrichissant», explique-t-elle.