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Série jeunesse de Club illico

Rentrée des classes à «L’Académie»

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

Les étudiantes-vedettes de «L’Académie» ont renfilé leurs uniformes et repris le chemin des classes pour le tournage de la deuxième saison de la série jeunesse de Club illico, qu’on pourra découvrir dès l’automne.

Depuis la mi-mai, et jusqu’à la mi-juillet, Léa Roy (Agathe), Juliette Gosselin (Marie), Sabrina Bégin Tejeda (Wendy), Marianne Fortier (Scarlett), Antoine Desrochers (Clément), Rémi Goulet (Théo) et le reste de la distribution de la fiction signée Sarah-Maude Beauchesne, partagent leur temps entre Montréal, Oka et le mont Saint-Bruno pour la prise d’images intérieures et extérieures.

Dimanche, l’équipe avait investi le Collège Notre-Dame du quartier Côte-des-Neiges, vide depuis la fin de l’année scolaire, pour capter des segments campés entre les murs de cette «Académie» non-conventionnelle, et dans laquelle quelques tabous (homosexualité, relations profs-étudiants, premières expériences sexuelles, etc.) ont été fissurés dans le premier volet, toujours intégralement disponible sur Club illico.

D’autres sujets délicats seront traités dans la suite, a assuré la productrice Vicky Bounadère, de Productions Passez Go.

«La volonté de l’auteure était d’aborder des thématiques qui habitent les jeunes. Elle veut avoir un dialogue proche de la vérité avec eux. Sarah-Maude a quelque chose d’assez romantique dans son écriture, mais il reste que le fond des enjeux est là.»

Turbulences

Ce deuxième chapitre de «L’Académie» sera marqué par l’arrivée d’un nouvel élève, Victor (Anthony Therrien), un garçon de bonne famille un brin prétentieux, qui modifiera la dynamique entre la bande d’amis, et Macha Limonchik se glissera dans la peau d’une professeure autoritaire, remplaçante M. Paul (Simon Lacroix).

L’intrigue reprendra quelques jours après la conclusion qu’on connaît. Agathe vivra une relation fusionnelle avec son Clément, et on en apprendra davantage sur le décès de sa mère, brièvement évoqué dans le passé.

«On explorera sa vulnérabilité, qui contraste avec sa témérité. Elle vivra beaucoup de turbulences», a précisé Léa Roy.

Toujours angoissée, l’idéaliste Marie lâchera prise face à l’amour... ce qui, ironiquement, lui amènera quantité de soupirants!

«Ce sera le début de son pouvoir de séduction. Elle va peut-être un peu trop s’amuser avec ça», a ricané Juliette Gosselin.

Quant à Wendy, elle aura peine à se reconstruire après son chagrin d’amour, et accumulera échecs scolaires et mensonges, qui teinteront l’ensemble de ses rapports humains.

«On touchera son côté fragile, sensible. On va la suivre dans ses moments noirs», a relevé Sabrina Bégin Tejeda.

Leurs camarades masculins en découdront eux aussi avec leurs propres écueils, tout comme la «vilaine» Julie Couture (Laetitia Isambert-Denis, nommée aux Gémeaux pour ce rôle, tout comme Antoine Desrochers et la réalisatrice Marie-Claude Blouin).

Nostalgie

Club illico poursuivait, avec «L’Académie», un objectif de «co-viewing», en cherchant à intéresser les jeunes comme leurs parents. D’après les commentaires reçus depuis le dévoilement des 10 premiers épisodes, en octobre 2017, la mission est accomplie.

«On a beaucoup de ‘‘feedback’’ de mères et de filles. Les adolescentes écoutent la série avec leur mère, et les adultes s’y reconnaissent par nostalgie», a souligné Vicky Bounadère.