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Il raconte avoir frôlé la mort pour s'en sortir

Mario Gagnon a consommé des drogues au point où il craignait d’en mourir. Trente ans plus tard, il apporte son soutien aux toxicomanes du quartier Saint-Roch, à Québec, en tant que directeur général de l’organisme Point de repères.

Agence QMI

Mario Gagnon a consommé des drogues au point où il craignait d’en mourir. Trente ans plus tard, il apporte son soutien aux toxicomanes du quartier Saint-Roch, à Québec, en tant que directeur général de l’organisme Point de repères.

Mario Gagnon aimait «beaucoup trop la cocaïne» et il a dû frôler la mort au point de «devenir légume» pour se convaincre d’arrêter. Diplômé universitaire, il dirige maintenant l’un des plus importants organismes de prévention à la toxicomanie de Québec.

Aujourd’hui directeur général de l’organisme Point de repères, il avait à peine 11 ans lorsqu’il a commencé à consommer des cigarettes et du haschisch.

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Rapidement, c’est l’escalade de la dépendance. «J’ai essayé pas mal tout ce qu’il y avait sur le marché», raconte-t-il aujourd’hui.

Au milieu des années 1980, l’adolescent du quartier Saint-Roch âgé d’à peine 16 ans engrange quelque 600 $ par semaine en vendant de la cocaïne. Les problèmes à l’école et les mauvaises fréquentations le poussent dans une spirale dangereuse.

«J’étais en train de mourir. Mon rapport avec la cocaïne, c’est que j’aimais beaucoup trop ça et ça coûtait beaucoup trop cher. Les deux dernières années, je ne faisais presque que de la mescaline pour me gérer de la coke parce que ça me coûtait trop cher», relate l’homme de 50 ans.

À bout

M. Gagnon a atteint le fond du baril à 20 ans. Il a été arrêté deux fois pour possession simple de mescaline. C’est aussi à ce moment qu’il a fait la rencontre de celle qui deviendra sa femme. «Elle m’a permis de me stabiliser», avoue-t-il.

Il a décidé de se tourner vers un groupe de toxicomanes anonymes. Trente ans après avoir franchi le pas de la porte, il est toujours sobre.

«À la fin, j’étais rendu légume... Il était temps que ça arrête.»

Point de repères, qui en était à ses balbutiements à son arrivée, lui offre alors un boulot d’intervenant. Des années plus tard, le voilà directeur général de cet organisme qui compte parmi les plus précieux à Québec pour venir en aide aux toxicomanes.

«J’avais le goût d’aider les gens, mais pas de faire la morale à ceux qui consomment encore», dit celui qui a obtenu un baccalauréat en travail social en 2004, plus de 20 ans après avoir décroché du secondaire.

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