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Go Wood

Une PME d’ici fait des affaires d’or sur Amazon

Francis Halin

 - Agence QMI

Gracieuseté

Une PME des Laurentides est devenue riche grâce au site marchand du géant mondial Amazon qui a littéralement fait exploser son chiffre d’affaires en l’espace de quelques mois.

«On a multiplié par six notre chiffre d’affaires en un an quand on est arrivé sur Amazon en 2016», lance Tania Brassard, cofondatrice (avec son amoureux et partenaire d’affaires, Ralph DeRuiter) de Go Wood, une start-up de lunettes de soleil en bois de bambou et d’étuis de téléphones écolos.

Contrairement à certains détaillants qui ont des maux de tête quand on leur parle de l’empire de Jeff Bezos, le nom d’Amazon sonne comme de la musique aux oreilles de Tania Brassard qui dit «gagner très bien sa vie», sans donner son chiffre d’affaires.

Poids en moins

En gros, Amazon lui permet d’entreposer sa marchandise dans ses centres pour desservir les marchés à proximité. Résultat, plus besoin de faire des envois à la mitaine, boîte par boîte, partout dans le monde, avec les services de messagerie traditionnels.

«Ça enlève beaucoup de poids sur nos épaules en tant que PME parce qu’avant on emballait chaque paire de lunettes, on l’envoyait au bureau de poste pour aller en Europe, ça nous coûtait vraiment très cher», se souvient-elle.

Une opération rentable

Les paires de lunettes de Go Wood coûtent en moyenne 50$ et ses étuis 25$. Amazon garde environ 20% de ce montant, un jeu qui en vaut la chandelle pour Tania Brassard qui n’a plus besoin de gérer ses stocks à la bonne franquette.

«Ouvrir une entreprise au Royaume-Uni ou en France avec des entrepôts partout prendrait vraiment beaucoup d’employés et de logistique», conclut celle qui estime que les PME québécoises comme la sienne auraient intérêt à faire comme elle sur Amazon.