/regional/sherbrooke/centreduquebec

Qui achètera l’asile «hanté» à 2,8 M$?

Un ancien asile considéré comme l’un des sites les plus hantés du Québec a été mis en vente au coût de 2,8 M$.

Roger Thivierge a décidé de se départir de l’ancien asile de Sainte-Clothilde-de-Horton, au Centre-du-Québec, notamment parce qu’il manque de relève pour développer le vaste domaine où il est situé.

«C’est trop gros ! [...] On a décidé de tourner la page», commente le propriétaire qui veut se concentrer sur son élevage canin.

 

«C'est 120 hectares de propriété, des terres en grande culture, l'ancien camping, une érablière vierge, une île», explique-t-il.

Le bâtiment vedette, surnommé l’«asile», a été abandonné il y a 30 ans à la suite d’un incendie qui a causé la mort d’une dizaine de personnes handicapées mentales.

Paranormal

Depuis, des phénomènes paranormaux y auraient été observés et attiraient de nombreux curieux chaque année. L’organisme APPA Paranormal dit avoir capté des voix alarmantes dans cet «asile», dont celle d’un ancien usager qui se serait suicidé par pendaison au sous-sol.

Selon M. Thivierge, le fait que l’endroit soit reconnu comme étant hanté pourrait aider à la vente.

«90% de la population tripe sur les histoires de fantômes», fait-il valoir.

Pour le site, qui comprend notamment une île sur la rivière Nicolet, le propriétaire demande 2,8 millions $, un montant qui aurait été déterminé par une étude professionnelle.

Sa vente a été confiée à un courtier immobilier de RE/MAX.

Le courtier immobilier ne sait pas encore comment il fera visiter l'immeuble à un futur acheteur, mais jusqu'à présent, la question ne s'est pas encore posée.

Barricadé

Actuellement, l’«asile» a été barricadé à la suite d’une ordonnance du tribunal qui le jugeait dangereux. Aucun visiteur n’a le droit d’y entrer. Or, M. Thivierge déplore qu’un grand nombre de jeunes continuent de s’introduire dans l’«asile», ce qui constitue un outrage au tribunal.

D’ailleurs, une quinzaine de jeunes qui se sont fait prendre à y entrer comparaîtront sous peu au palais de justice.

La municipalité a intenté une requête en justice pour exiger la démolition de l’«asile».

Un rapport d’expertise soulevait des doutes sur la solidité de la structure, ce que M. Thivierge conteste toujours. Les deux parties attendent qu’une date d’audience soit fixée pour la suite des procédures juridiques.

Dans la même catégorie