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Accident de vélo

Louis Garneau : «si je n’avais pas porté de casque, je serais décédé»

TVA Nouvelles

L’homme d’affaires Louis Garneau a subi d’importantes blessures lors d’une chute à vélo, samedi, à Portneuf, dans la région de Québec. L’ex-Olympien a obtenu son congé de l’hôpital dimanche et a profité de l’occasion pour rappeler l’importance de porter son casque.

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Louis Garneau se blesse lors d'une chute à vélo

«Je récupère bien, j’ai bien dormi», a-t-il affirmé en entrevue avec TVA Nouvelles à sa sortie de l’établissement de santé. «Si je n’avais pas porté de casque hier, je serais décédé», a ajouté Louis Garneau, pointant les marques que la protection avait laissées sur sa tête après la chute en guise de preuves.

Malgré l’accident, l’homme de 59 ans pense déjà à son prochain défi, puisqu’il prévoit participer au Granfondo Garneau-Québecor: une épreuve de 118 km qui doit se tenir le 12 août prochain entre Trois-Rivières et Saint-Augustin-de-Desmaures, dans la région de Québec.

Samedi, M. Garneau roulait en peloton avec des membres du Club cycliste Garneau Québec en fin d’avant-midi. L’éminent cycliste s’est alors retourné, constatant qu’un comparse était en train «de se faire lâcher». C’est à ce moment que sa roue avant est venue accrocher celle du vélo qu’il suivait, l’entraînant dans une violente embardée.

«On roulait peut-être à une vitesse de 35 km/h, un en arrière de l'autre. Il y en avait un qui avait de la misère à suivre. Je me suis tourné pour regarder, puis j'ai accroché la roue de l'autre coureur en avant. Alors, je ne me rappelle plus ce qui s'est passé. J'ai perdu connaissance», dit-il.

Port obligatoire?

Bien que le port du casque ne soit pas obligatoire au Québec, Louis Garneau tenait à rappeler que, dans son cas et dans bien d'autres, le casque peut sauver des vies. M. Garneau a subi une perforation à un poumon, une «grosse» commotion cérébrale et un épanchement de sang au cerveau.

Pour Philippe Desgagnés, propriétaire de Mathieu Performance, ce n'est qu'une question de temps avant que la réglementation change.

«Un casque, c'est une coquille qui est en mousse. On a différentes qualités. Ça permet, dans le fond, lors d'un impact, ça va absorber une grosse partie de l'impact au lieu que ce soit notre tête en tant que telle. C'est essentiel. Malheureusement, ce n’est pas encore obligatoire pour tous les types de vélo. Mais c'est une question de temps, honnêtement. Ça sauve tellement de vies. On le voit avec justement Louis Garneau hier. Je pense qu'il est là aujourd'hui un peu grâce à ça», indique M. Desgagnés.

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