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Salaberry-de-Valleyfield

Un vrai «open house» attire 1500 jeunes et dégénère

Vincent Larin | Le Journal de Montréal

La police est intervenue pour ce party qui a rassemblé 1500 jeunes à l’arrière de cette maison du boulevard du Bord de l’Eau, à Salaberry-de-Valleyfield, samedi.

Vincent Larin, Journal de Montréal

La police est intervenue pour ce party qui a rassemblé 1500 jeunes à l’arrière de cette maison du boulevard du Bord de l’Eau, à Salaberry-de-Valleyfield, samedi.

Des résidents de Salaberry-de-Valleyfield se souviendront longtemps d’un véritable «open house» qui a attiré 1500 jeunes samedi soir et forcé les policiers à surveiller l’endroit jusqu’au petit matin.

Pas moins de 1900 personnes avaient signifié leur intérêt pour l’évènement, publié sur le réseau social Facebook, dont l’entrée coûtait 3$ et comprenait un spectacle de musique électronique.

Quelques centaines de personnes ne se sont pas présentées, mais les organisateurs ont tout de même été débordés, au point où les policiers continuaient de recevoir des plaintes pour méfaits, entre autres, au lendemain de l’évènement.

Deux détenus

Un jeune homme de 22 ans y aurait été victime de voies de fait, et deux jeunes dans la vingtaine ont été arrêtés, a indiqué la Sûreté du Québec. Ils étaient toujours détenus hier, en avant-midi. Ils devraient comparaître ce matin au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield pour des accusations d’agression armée et de possession d’armes prohibées.

«L’évènement a attiré [des individus] très connus des forces de l’ordre», a précisé le porte-parole de la SQ, Daniel Thibodeau, ajoutant qu’il ne s’agissait pas du crime organisé.

Peur de représailles

Des voisins inquiets se sont confiés au Journal de Montréal sous le couvert de l’anonymat, par peur de représailles des jeunes. Certains ont raconté qu’ils étaient restés debout jusqu’à 5h du matin en raison du bruit intense, mais aussi parce qu’ils craignaient qu’on vandalise leur terrain.

«Il y en a plusieurs qui ont marché chez nous, qui ouvraient la porte de notre cour arrière. On les avertissait, mais c’est tout ce qu’on pouvait faire», a raconté une voisine, qui dit être restée debout avec un bâton de baseball, «au cas où».

«Vers minuit environ, j’ai entendu des pétards ou des feux d’artifice, et c’est là que j’ai appelé la police parce que j’avais vraiment peur», a-t-elle ajouté.

Pas de permis de la ville

La Ville de Salaberry-de-Valleyfield déplore que cet évènement se soit tenu sans permis, sur un terrain résidentiel.

De son côté, l’un des organisateurs de l’évènement et fils des propriétaires de la maison a vanté la soirée, dont il est fier.

«Ç’a été Woodstock, une belle réussite pour tout le monde», a commenté Félix Leblanc, qui se décrit comme un jeune entrepreneur.

«On veut faire bouger Valleyfield. [Mais] oui, il y a beaucoup de choses inattendues, comme des gens [qui sont partis] en ambulance», a-t-il ajouté.

«C’est sûr que ce type d’invitation [sur les réseaux sociaux], c’est déconseillé parce que ça attire beaucoup de problèmes», a rappelé Daniel Thibaudeau.