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Louis Garneau veut créer le «casque le plus sécuritaire au monde»

L’homme d’affaires Louis Garneau veut créer le «casque le plus sécuritaire au monde», une innovation qu’il compte faire naître en s’alliant aux ingénieurs québécois de demain.

Cette idée lui est venue à la suite d’une violente chute à vélo, alors qu’il circulait dans Portneuf, samedi matin, ce qui lui a occasionné de nombreuses blessures, dont une commotion cérébrale.

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Confiné à la maison en attendant d’enfourcher à nouveau son vélo d’ici la fin du mois, l’homme de 59 ans souhaite que cet accident débouche sur la création d’un casque qui serait à la fois «le plus sécuritaire» et «le plus performant» au monde.

«Ç’a pris 35 ans avant que je teste personnellement mon casque. J’ai trouvé le résultat intéressant, mais je n’ai pas aimé ça», avoue celui dont l’entreprise vend notamment de l’équipement de vélo.

«Mini-projet de société»

S’il ne sait pas encore quelle forme prendra le processus menant à la conception, Louis Garneau songe à lancer un concours ou un projet de recherche de concert avec les départements d’ingénierie d’universités québécoises qui souhaiteront y participer. Il compare même cette démarche à un «mini-projet de société».

«Le Québec m’a beaucoup aidé dans le démarrage de mon entreprise. Je veux miser sur [les jeunes]. Je suis certain qu’on peut trouver quelque chose de très brillant pour faire avancer la technologie des casques pour que ça protège encore mieux», affirme-t-il, racontant avoir eu l’idée en discutant avec son entourage lundi matin.

Fonds et redevances

L’homme d’affaires garantit que des fonds nécessaires y seront investis, lui qui est disposé à allonger quelque 250 000 $, en plus d’un accès gratuit aux laboratoires de son entreprise. Il se dit aussi prêt à consentir des redevances au département d’ingénierie qui développera le prototype final.

«C’est un casque qui sera commercialisé, qui va se vendre et qui va protéger des cyclistes du monde entier de traumatismes crâniens grâce à des idées québécoises, présente M. Garneau. On est ouvert à toutes bonnes idées.»

La conception d’une première version du casque serait «une course contre la montre», selon l’ancien cycliste professionnel, qui souhaiterait idéalement la présenter dès la fin de l’été prochain à l’Eurobike, le plus grand salon du vélo au monde, en Allemagne.

«Mais ça pourrait aussi prendre deux ou trois ans de recherche», dit-il.

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