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Capital de risque: le Québec, bon deuxième au pays

Francis Halin

 - Agence QMI

Quebec flag, 3D rendering

Argus - stock.adobe.com

Le Québec arrive bon deuxième au pays en capital de risque au dernier trimestre avec 312 millions $, juste après l’Ontario et ses 344 millions $, selon un rapport de PwC avec MoneyTree publié aujourd’hui.

«Depuis deux ans, l’écosystème des start-ups québécois va super bien. Il n’y a pas que des investissements locaux, mais aussi de l’international. C’est très encourageant», observe Andrew Popliger, associé en certification, technologie, information, communications et divertissement chez PwC.

Au deuxième trimestre, plus de 23 transactions d’une valeur totale de plus de 312 millions $ ont été effectuées au Québec, comparativement à 45 en Ontario, où les 344 millions $ ont été atteints.

Au palmarès des villes, Toronto trône en tête avec 33 transactions pour un total de 290 millions $, suit Vancouver avec 28 transactions comptant pour 126 millions $ et Montréal en troisième avec 16 transactions valant 103 millions $.

Coveo en tête

C’est l’entreprise de Québec Coveo qui domine le palmarès des plus grandes transactions du dernier trimestre avec l’achat d’Evergreen Coast Capital, évalué à plus de 100 millions $.

L’investissement de 53 millions $ par le Fonds de solidarité FTQ dans EBI et le 46 millions $ dans Breather par la Caisse de dépôt et placement du Québec, notamment, ferment la marche.

C’est au Québec que les investisseurs ont été les plus actifs au dernier exercice. À Montréal, la BDC a investi dans plus de 13 entreprises, dont Elastic Path Software, TouchBistro et Zoom.ai. Real Ventures, aussi de la métropole, a mis ses œufs dans plus de neuf compagnies dont INSTANT Financial, Algolux et Minibridge AI.

En considérant les quatre derniers trimestres, c’est Enerkem (224 millions $) et Lightspeed (136 millions $) qui dominent à Montréal et LeddarTech (101 millions $) et Coveo (100 millions $) qui sortent du lot à Québec.

«On le voit depuis un certain temps partout, soit tu innoves et tu changes ou tu meurs. Le marché change. Les entreprises plus traditionnelles se transforment en même temps», conclut Andrew Popliger en pointant les 21 millions $ investis par la Maison Simons à Québec.