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Les records de chaleur explosent dans tout l'hémisphère nord

Des niveaux élevés de pollution sur l'horizon de Londres vu depuis Alexandra Palace au nord de Londres. La vague de chaleur britannique a déclenché une forte alerte à la pollution puisque les températures devraient atteindre 37 degrés Celsius dans certaines parties du pays d'ici la fin de la semaine.

Dinendra Haria/WENN

Des niveaux élevés de pollution sur l'horizon de Londres vu depuis Alexandra Palace au nord de Londres. La vague de chaleur britannique a déclenché une forte alerte à la pollution puisque les températures devraient atteindre 37 degrés Celsius dans certaines parties du pays d'ici la fin de la semaine.

Cercle polaire, Japon, États-Unis, Afrique... La vague de chaleur exceptionnelle qui étouffe l'hémisphère nord depuis plusieurs semaines a affolé le mercure, qui a atteint des records par endroits en Norvège, en Algérie ou en Russie.

«2018 s'annonce comme l'une des années les plus chaudes jamais enregistrées, avec des températures record dans de nombreux pays. Ce n'est pas une surprise», a commenté la secrétaire générale adjointe de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) Elena Manaenkova.

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Ces canicules sont «cohérentes avec les effets attendus du changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre. Ce n'est pas un scénario futur. Ça se produit maintenant», a-t-elle insisté.

La situation est particulièrement exceptionnelle en Europe du Nord, où le thermomètre a dépassé les 30°C au niveau du cercle polaire arctique.

Des records absolus de température ont ainsi été battus en Norvège avec 33,7°C le 18 juillet à Drag ou encore 33°C le 19 juillet à Lakselv, soit plus de 15°C au-dessus des normales, selon l'institut météorologique norvégien.

Autre record, cette fois la nuit, à Makkaur, sur les bords de la mer de Barents, où le 18 juillet le mercure n'est pas descendu sous les 25,2°C, selon l'OMM.

Record battu également près du cercle polaire à Kvikkjokk en Suède avec 32,5°C le 17 juillet ou en Laponie finlandaise avec 33,4°C à Utsjoki Kevo le 18 juillet, selon Météo-France.

37,2°C ... en Sibérie

En Sibérie, le mercure a également atteint des sommets avec 37,2°C à Tompo le 9 juillet ou 35,5°C à Vanavara le 26 juin, selon l'Agence nationale océanique et atmosphérique des États-Unis (NOAA).

D'autres parties de l'Europe, Irlande, Grande-Bretagne ou France, font également face à des vagues de chaleur, qui n'entraînent pas nécessairement de records à ce stade.

Plus au sud, l'Espagne, l'Italie, la Grèce ou la Turquie connaissent à l'inverse des températures inférieures à la normale, selon l'OMM.

Au Japon, où la canicule a fait plusieurs dizaines de morts, le record national de chaleur a été battu le 23 juillet à Kamagaya, avec 41,1°C, selon des données officielles. Le même jour, les 40°C étaient pour la première fois dépassés dans une localité de la zone métropolitaine de Tokyo.

L'Algérie a enregistré 51,3°C le 5 juillet à Ouargla, dans le Sahara, probablement la température «la plus élevée jamais relevée en Algérie par des instruments fiables», indique l'OMM.

Records qui explosent

Selon Météo-France, il s'agit en fait du record «pour l'ensemble du continent (...) depuis qu'on dispose de relevés fiables». Mais si l'OMM reconnaît que la fiabilité des relevés en Afrique pendant la période coloniale «a été remise en question», elle considère toujours les 55°C enregistrés en 1931 à Kébili, en Tunisie, comme le record africain.

Le Maroc a également enregistré un maximum national le 3 juillet à Bouarfa, avec 43,4°C, selon l'OMM.

D'autre part, au Moyen-Orient, sur la côte du Sultanat d'Oman, à Quriyat, le mercure n'est pas descendu en dessous de 42,6°C le 28 juin, y compris la nuit, ce qui pourrait être la plus haute température minimale jamais enregistrée, selon l'OMM.

Certaines parties des États-Unis ont également subi une vague de chaleur importante, en particulier en Californie.

Selon l'OMM, des records ont été battus le 6 juillet à Chino (48,9°C) et Burbank (45,6°C), ou le 7 juillet à Van Nuys (47,2°C).

Le 8 juillet, la station de Furnace Creek, dans la Vallée de la mort, a mesuré 52°C. Une température inférieure aux 56,7°C du 10 juillet 1913, officiellement le record historique mondial, mais qui est contesté par certains experts.

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