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Elle meurt par manque de donneur compatible

Camille Garnier | Journal de Montréal

Pierre-Paul Poulin

Une femme atteinte d’un cancer des os rare et qui attendait depuis des mois la greffe de cellules souches qui aurait pu la sauver est décédée samedi.

« Malgré toutes les petites victoires que nous avions vécues au cours des derniers mois et qui nous avaient permis de garder espoir, la santé de Marie-Édith n’a cessé de décliner, au point de devenir critique », a indiqué dans un message Facebook le mari de Mme Boileau.

Support de vie

Il a précisé que Marie-Édith Boileau, inconsciente depuis plusieurs jours et désormais privée d’espoir de guérison, s’était éteinte « en douceur et sans souffrance » après interruption de son support de vie.

Cette mère de trois enfants, âgés de 3 à 15 ans, était engagée depuis l’été dernier dans une course contre la montre pour recevoir un don de cellules souches après qu’on lui eut diagnostiqué une forme rare de cancer des os.

Toute la difficulté venait du fait que pour être compatibles avec le profil génétique de Marie-Édith Boileau, les donneurs devaient être d’origine haïtienne, comme elle, ou encore d’origine africaine ou métisse.

Or, comme Héma-Québec l’indiquait à l’époque, seul 0,4 % des donneurs inscrits au registre sont Noirs.

Son fils volontaire

Pour tenter de pallier ce manque et sauver sa mère, le fils de Mme Boileau, Yzak, âgé de 15 ans, s’était porté volontaire en mars dernier pour un prélèvement de cellules souches, même si son profil ne concordait pas entièrement.

Cette greffe n’aura donc pas suffi à sauver la femme originaire d’Abitibi, qui était hospitalisée au Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

En entretien avec Le Journal en mars dernier, Marie-Édith Boileau avait tenu à rappeler au public l’importance de s’inscrire au registre des donneurs de cellules souches.

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