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Libre-service

Un engouement pour les bornes de réparation de vélos à Montréal

Sarah Daoust-Braun

gracieuseté, Équipelements Halt - Jean-François Léveillé

Les entreprises qui fabriquent des bornes de réparation de vélos en libre-service constatent un engouement pour ce produit depuis les dernières années à Montréal, alors qu’une dizaine de stations ont été achetées par l’arrondissement du Sud-Ouest et une vingtaine par BIXI.

«C’est un très gros bond, on ne s’attendait pas à cela. C’est un besoin, il y a tellement de cyclistes», a commenté Diane Graveline, de l’entreprise Biciborne basée à Saint-Hyacinthe.

L’arrondissement du Sud-Ouest a acheté 10 Bicibornes, qui peuvent être utilisées gratuitement pour faire des réparations mineures sur des vélos comme gonfler un pneu. Elles seront installées graduellement au courant des prochaines semaines. Une première a été posée près de la station de métro Lionel-Groulx.

«On en a profité, on savait que c’est apprécié. Il y a un gros engouement pour le vélo dans l’arrondissement», a indiqué le cycliste et conseiller d’arrondissement dans le sud-ouest Alain Vaillancourt. Si la demande est forte, d’autres bornes pourraient être commandées selon l’élu, qui évoque la piste cyclable du canal de Lachine qui est très achalandée.

La Ville de Montréal a aussi acheté 22 Bicibornes qui seront éventuellement greffées à des stations BIXI. Ces bornes seront installées dans des pôles de mobilité ou à proximité, qui seront implantés d’ici les deux prochaines années. Pour le moment, BIXI ne peut dire quelles stations précises accueilleront les bornes.

«Les gens veulent avoir un environnement cyclable plus sécuritaire», a expliqué Emmanuel Goulet, cofondateur de l’entreprise Équipements Halt, qui offre aussi des bornes de réparation en libre-service nommées Cyclohalt. Une borne Cyclohalt a été installée en 2016 au parc Lafontaine devant la Maison des cyclistes de Vélo-Québec dans le cadre d’un projet-pilote avec BIXI.

Plus de ventes

Du côté de Bicibornes comme d’Équipements Halt, qui offrent tous deux des bornes depuis 2015, on constate une augmentation des ventes au fil des années. « Ça grossit tout le temps», a assuré Diane Graveline.

Les bornes peuvent par exemple être achetées par des municipalités, des institutions d’enseignement, des entreprises, et des propriétaires immobiliers. Biciborne les vend à 1975 $ et Équipements Halt aux alentours de 2000 $.

À l’été 2015, l’arrondissement de Ville-Marie avait acquis trois Bicibornes dans le cadre d’un projet-pilote. Aujourd’hui, Biciborne a vendu à Montréal 72 stations publiques, dont 43 acquises par des arrondissements, et 12 stations privées. Environ une trentaine de Cyclohalts, publique ou privée, sont aussi installées dans la métropole selon Équipements Halt.

Magali Bebronne, porte-parole pour Vélo Québec, confirme qu’il y a un intérêt croissant depuis les trois dernières années à Montréal, mais aussi dans le reste du Québec, pour ce genre de produit.

«Avant, j’inscrivais ponctuellement une ou deux bornes sur la carte. Des fois, on m’arrive avec des listes entières. Des municipalités en inscrivent plusieurs en même temps. On le sent très bien [l'engouement]», a-t-elle soutenu.

Vélo Québec répertorie sur une carte sur son site web toutes les bornes en libre-service dans la province.