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Festivent

La folie Bryan Adams à Lévis

Cédric Bélanger | Journal de Québec

Pour la première fois en trente-six ans d’histoire, un spectacle présenté à Festivent affichait complet, jeudi soir, à Lévis. Le responsable? Nul autre que Bryan Adams.

L’organisation n’a pas annoncé le chiffre officiel, mais les longues files d’attente qui se sont formées dès l’heure du souper aux abords du parc Champigny ne laissaient pas de doute. À son retour dans la région de Québec, deux ans après sa dernière visite au Centre Vidéotron, le rockeur de 58 ans était attendu de pied ferme.

La billetterie a même été fermée une demi-heure avant le début de sa prestation.

L’amour des Québécois, et de la planète en général, pour la vedette canadienne s’explique facilement. Son répertoire contient une multitude de succès et le charismatique Adams, peu enclin à modifier une formule gagnante et vouant un immense respect de son public, les sert presque tous sans exception à chaque fois qu’il monte sur scène.

Ses succès forment la colonne vertébrale d’un spectacle livré dans une mise en scène d’une étonnante sobriété qui se passe de tout effet visuel tape-à-l’œil.

Jeudi n’a pas fait exception. Après une ouverture fringante sur la nouveauté Ultimate, il est rapidement passé aux choses sérieuses en alignant Can’t Stop This Thing We Started puis Run To You, question de bien éveiller la fibre nostalgique des festivaliers.

«Vous ou toi?»

Fidèle à son habitude, Bryan Adams a pris soin de saluer ses admirateurs québécois en français. «Ce soir, leur a-t-il annoncé, nous avons une grande sélection de chansons pour toi. Pardon! Vous ou toi?»

Le premier moment de communion ne s’est pas fait attendre. Dans les premiers instants de la ballade Heaven, la foule a permis à la voix rauque du chanteur de prendre une pause en récitant elle-même le premier couplet et le refrain. Du plus bel effet.

La vedette est d’ailleurs restée plusieurs secondes immobile pour recevoir la dose d’amour du public.

Après, ce fut l’enfilade. Une fougueuse It’s Only Love, sans Tina Turner mais avec un solo de guitare fumant, a pavé la voie à l’incontournable Summer of ’69, seconde communion vocale de la soirée. Au moment d’aller sous presse, il restait plusieurs gros cadeaux à déballer, dont When You’re Gone, Somebody et All For Love.