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Une nouvelle étude révèle qui pourrait être derrière Stonehenge

TVA Nouvelles

Des archéologues britanniques ont fait un pas de plus dans la recherche des origines du mythique site historique de Stonehenge, construit il y a plus de 5 000 ans.

Dans un article scientifique publié dans la revue Scientific Reports, l’équipe d’archéologues menée par l’Université d’Oxford explique comment, en examinant les restes de 25 personnes enterrées sur les lieux du site à l'aide de techniques à la fine pointe de la technologie, elle est parvenue à retracer l’endroit dans le monde où ces individus avaient passé la majorité de leur vie.

Sans surprise, la plupart d’entre eux provenaient de la région limitrophe de Wessex. Cependant, dix d’entre eux étaient originaires des Galles de l’Ouest, situés à au moins 200 kilomètres de Stonehenge. Considérant qu’il s’agissait de l’an 3000 avant J.-C., les scientifiques ont été étonnés par ces résultats.

Ces données concordent avec d’autres résultats d’études puisque ces dix personnes semblaient provenir de la région de Preseli Hills, dans les Galles de l’Ouest, la source connue des pierres bleues situées dans le cercle intérieur de Stonehenge.

Cette connexion suggère que les non-locaux auraient fourni les pierres en provenance des Galles de l’Ouest. Ils se seraient également déplacés avec celles-ci jusque dans la région de Somerset et y auraient été enterrés. Le mystère demeure toutefois quant à la raison pour laquelle deux communautés aussi éloignées sont devenues étroitement liées de la sorte autour du monument.

«La question de savoir comment s’explique la connexion Galles de l’Ouest – Wessex est très intrigante», a expliqué le principal auteur de l’étude, Rick Schulting, au site IFLScience.

«Il est difficile d’identifier une raison particulière pour expliquer ces liens. Il n’existe aucune autre preuve d’une autre connexion préalable en termes de commerce», poursuit-il.

Une hypothèse avancée évoque que Stonehenge aurait été construit dans le but de rapprocher les deux communautés.

Ces nouvelles révélations démontrent que malgré la sédentarité liée à l’agriculture, plusieurs groupes de la société britannique de cette époque voyageaient d’importantes distances à l’intérieur du pays.

Ces informations pourraient également indiquer jusqu’où les peuples préhistoriques étaient prêts à aller pour accomplir des tâches non utilitaires, spirituelles dans ce cas-ci.

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