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Meurtre de Kim Racine

La violence conjugale, un cycle difficile à briser

TVA Nouvelles

Le meurtre de Kim Racine démontre malheureusement encore une fois que le cycle de la violence conjugale est difficile à briser.

«Le conjoint violent va tenter de maintenir son contrôle, donc d’une façon il va s’excuser, il va s’amender, il va dire: "je ne recommencerai plus", "je vais aller en thérapie"», explique la directrice générale de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes, Manon Monastesse.

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Eugène Morin, le présumé assassin de Kim Racine lui aurait envoyé une lettre d’excuses et des cadeaux une semaine avant qu’elle ne soit tuée dans une résidence de Saint-Isidore dimanche dernier.

Mme Monastesse ajoute que dans une relation toxique, le conjoint violent va tours tenter de culpabiliser sa partenaire.

«On le voit bien dans la lettre, il tente de la culpabiliser de sa violence. Il dit : "je me sens intimidé par toi, j’ai peur de tes crises". Mais les fameuses crises c’est sûrement le fait qu’elle a tenté de résister, elle a tenté de s’échapper de son emprise».

Cela faisait d'ailleurs plusieurs mois que Kim Racine tentait de fuir Eugène Morin pour mettre un terme définitif à une relation malsaine.

«Appelez-nous»

Manon Monastesse rappelle que les victimes de violence conjugale peuvent toujours faire appel aux centres d’hébergement.

«Appelez-nous, c’est gratuit, c’est 365 jours, c’est 24 heures sur 24 et on va soutenir les femmes, c’est notre travail au quotidien».

 

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