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Restaurants et hôtels

Les touristes affluent dans l'Est-du-Québec mais les employés manquent

Vanessa Limoges | TVA Nouvelles

Alors que les attractions touristiques, les restaurants et les hôtels de l'Est-du-Québec sont bondés, les employés, eux, se font plus rares, ce qui est un véritable casse-tête pour les restaurateurs et les hôteliers de la région.

«Écoutez, je pense qu'avec l'air climatisé naturel du fleuve, ça nous aide beaucoup avec la canicule qui perdure, il y a du tourisme cette année, c'est l'une de mes meilleures années à vie», lance le directeur général du l'Hôtel des Gouverneurs de Rimouski, André Mongrain.

À l'été 2017, le record d'achalandage datant de 2011 avait été battu. «Les indications qu'on a dans les derniers jours des vacances de la construction, c'est qu'on a encore une très bonne année», explique le directeur général de la Société de promotion économique de Rimouski, Martin Beaulieu.

Mais, avoir tout le personnel nécessaire pour accueillir tous les touristes n'est pas toujours chose facile. Dans les milieux de la restauration, de l’hôtellerie, mais aussi dans une multitude d'autres domaines, on paie le prix fort du manque de main-d'oeuvre.

«Que ce soit le commerce de détail ou dans la restauration, les bars, si un employé est absent, ce que les opérateurs me disent, c'est que c'est eux qui doivent remplacer, ils n'ont aucune marge de manœuvre», explique M. Beaulieu.

«Les clients nous disaient pourquoi vous ne prolongez pas vos heures, mais on n’a pas le choix, c'est vraiment le manque de personnel qui fait qu'on ferme plus tôt», lance la gérante chez Finesse d'Alsace, Anick Hamilton.

À l'Hôtel des Gouverneurs de Rimouski, il manque actuellement six préposés aux chambres. «Des fois ce sont les cadres qui embarquent sur le plancher, explique-t-il. Les clients s'attendent à pouvoir prendre possession de leur chambre à 16 h, mais c'est pas toujours le cas avec une pénurie de main-d'oeuvre.»

D'autres entreprises arrivent à éviter le problème.

«On a travaillé très fort en recrutement à partir du mois d'avril. On n’a pas de personnel en trop, mais on n’en manque pas non plus, c'est correct», soutient le directeur général de l'Hôtel Rimouski Centre de congrès, Éric St-Pierre.

Une plus grande attractivité?

Les chiffres de la Chaire en tourisme démontrent que la réputation de Rimouski est en train de changer.

«Je vous dirais que la conjoncture actuelle à Rimouski, malgré les enjeux, facilite le recrutement hors région parce qu'on peut garantir des semaines d'activités qui vont être payantes», explique M. Beaulieu.

De ville de passage, Rimouski est donc en train de devenir ville de destination, ce qui pourrait pencher en faveur des hôteliers et restaurateurs au cours des prochaines années.