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Toronto peine à son tour à loger ses migrants

Toronto comprend maintenant ce qu'a vécu la Ville de Montréal il y a un an dans ce qu'on a appelé la crise des migrants.

La plus grande ville canadienne peine aussi à loger ses arrivants illégaux. Les classes vont reprendre dans les prochaines semaines, ce qui oblige 300 d'entre eux doivent à quitter les dortoirs universitaires qu'ils occupent.

En 2017, plus de 50 000 personnes ont franchi illégalement la frontière du Canada. Plus de la moitié sont passés par le Québec. Le Stade olympique avait même été transformé en refuge temporaire.

Le système de triage qui devrait être implanté avant la fin septembre devrait diminuer la pression sur les métropoles. Le fédéral négocie directement avec les municipalités.

«Le statut de réfugié n'est pas un passe-droit pour obtenir une résidence permanente dans notre pays», a indiqué vendredi Bill Blair, ministre de la Sécurité frontalière.

Entre temps, 11 millions de dollars seront versés à Toronto, une somme qui fait partie des 50 millions de dollars annoncés en juin par le gouvernement fédéral. Le Québec devrait toucher 36 millions et le Manitoba, 3 millions.

Ces sommes vont permettre à Toronto de garder la tête hors de l'eau. La municipalité dit avoir déjà déboursé près de 60 millions de dollars et pour l'ensemble de l’Ontario, la facture monte à 200 millions de dollars.

En un an et demi, la gestion des demandeurs d'asile aura coûté plus de 270 millions de dollars au gouvernement Trudeau. Et la situation n'est toujours pas réglée.

Plus de 10 000 migrants sont entrés illégalement au pays depuis le début de l'année.

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