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Poursuite de 15 000$

Leurs gardiens auraient volé ses perroquets

Hugo Duchaine - Journal de Montréal

Journal de Montréal - Courtoisie

Un couple de Lanaudière poursuit pour 15 000 $ les gardiens de ses deux perroquets, les accusant d’avoir disparu avec les oiseaux sans laisser de trace.

« Je n’aurais jamais pensé qu’elle m’aurait fait ça [...] C’est cruel », peste Lorraine Lemaire à propos de la gardienne de ses perroquets en qui elle avait pleine confiance.

Tellement qu’elle l’avait invitée à passer deux semaines en Floride avec elle cet hiver, lui payant même son billet d’avion, raconte-t-elle.

Mais une bien mauvaise surprise les attendait,son conjoint Réal St-Pierre et elle, à leur retour d’un hiver aux États-Unis en avril. Impatients de retrouver leurs perroquets Plumeau et Sam, les deux aînés disent qu’ils ont plutôt découvert que le couple qui gardait les colorés aras serait déménagé sans laisser d’adresse.

« Ses bébés »

« C’est une perte épouvantable », poursuit-elle, surtout pour son mari de 67 ans, atteint de la maladie de Parkinson, pour qui les deux perroquets étaient comme « ses bébés ».

« Il passait la journée avec ses oiseaux sur les épaules, il les amenait partout », se souvient-elle, soutenant que la perte de ces deux animaux de compagnie ait aggravé son état de santé.

« La fin de semaine, mon mari faisait des œufs et des crêpes, et les oiseaux en mangeaient avec lui », dit-elle.

Ils craignent maintenant pour la sécurité des perroquets. Leurs appels répétés pour récupérer leurs oiseaux n’ont rien donné. Ils ont même dû embaucher un détective privé pour retrouver où vivaient les gardiens avec leurs animaux.

Valeur de 6000 $

Dans leur poursuite déposée à la cour des petites créances, le couple soutient qu’ils étaient propriétaires des deux oiseaux depuis 20 et 12 ans.

Chaque oiseau vaudrait plus de 6000 $ et le couple avait aussi d’immenses cages valant plus de 2000 $. Mais les gardiens, des amis depuis environ trois ans, qui s’occupaient gratuitement des perroquets pendant l’hiver, refusent de les rendre « tel que stipulé dans le contrat de gardiennage », indique le document.

Le couple possède un certificat de naissance pour un des deux oiseaux, ainsi qu’une facture de l’animalerie où ils l’ont acheté.

Mme Lemaire dit s’être tournée vers les petites créances, car ni les policiers, ni les organismes de protection des animaux n’ont pu les aider jusqu’à maintenant.

Deux mises en demeure n’ont pas non plus permis de ravoir les oiseaux.

Les défendeurs dans cette poursuite, Diane Guérette et Fernand Leclerc, n’ont pas donné suite aux demandes d’entrevue du Journal de Montréal.