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Jusqu’à deux fois plus cher

Un appel aux autres régions pour contrer la flambée du prix du foin

Simon Gamache Fortin

 - TVA Nouvelles

La flambée du prix du foin a poussé l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent à lancer un appel à l’aide aux agriculteurs d’autres régions pour mettre sur pied une liste de fournisseurs pour ses membres.

Avec le déclenchement de l'opération Urgence foin, l'UPA du Bas-Saint-Laurent a reçu de nombreux appels. Jusqu'à maintenant, plus de 200 producteurs ont fait savoir qu’ils manquent de foin.

Une liste des fournisseurs possibles sera publiée dès mercredi sur le site web de l'UPA afin d'aider les agriculteurs. Ils pourront contacter directement leurs confrères ayant du foin à vendre.

Jusqu’à deux fois plus cher

À cause de la pénurie, les grosses balles de foin se vendent entre 45 $ et 60 $ l'unité sur certains sites spécialisés dans la région. Selon plusieurs producteurs contactés par TVA Nouvelles, habituellement, les balles se vendent 30 $ chacune. La qualité et la densité des fourrages dans les balles influencent aussi le prix.

«Je déplore ça, mais je ne suis pas surpris, c'est toujours comme cela dans tout, a commenté Gilbert Marquis, président de l'UPA Bas-St-Laurent. Mais, moi je demande la solidarité. Essayons d'aider nos producteurs qui ont passé encore une fois une année très difficile, qu'il y ait pas des prix exorbitants.»

Il demande aussi le lancement du programme fédéral Agri-relance, qui permettrait de couvrir certains frais comme le transport qui ne sont pas inclus dans les primes d'assurance.

Des producteurs de l'Estrie se sont notamment manifestés.

«Je remercie tout le monde de leur collaboration, a ajouté M. Marquis. Je pense que c'est en se donnant la main comme cela avec les autres régions qu'on pourra s'en sortir.»

Écuries touchées

Pour les propriétaires d'écuries, le manque de foin cause bien des maux de tête. Les producteurs sont leurs principaux fournisseurs. À l'écurie La Chevauchée de Rimouski, le fournisseur habituel n'a pu les approvisionner comme à l'habitude. Celui-ci a été incapable de livrer une seule des 4000 balles de foins achetées habituellement par l'organisme à but non lucratif, en raison des récoltes décevantes.

La présidente et les membres du conseil d'administration de l’écurie ont dû faire de nombreux appels téléphoniques pour être en mesure de s'approvisionner. Ils ont réussi à trouver 3000 petites balles de foin.

Cependant, la livraison n'était pas incluse. Il y a donc des frais supplémentaires pour l'organisme qui a dû augmenter le prix de ses pensions.

«Quand il arrive un coût supplémentaire comme cela, il est partagé, mais c'était quand même un moindre mal en considérant qu'on va avoir du foin à donner à nos chevaux, a expliqué France Gosselin, présidente de l'écurie La Chevauchée. On n'a pas non plus à se départir de pensionnaires. Je sais qu'il y en a qui seront obligés de le faire parce qu'ils ne trouvent pas assez de foin.»