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Tournée «El Dorado»

La fiesta de Shakira au Centre Bell

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

PHOTO COURTOISIE/Kevin Mazur/Getty Images for Live Nation

Shakira était dans une forme dangereuse au Centre Bell, mercredi soir. Arrêtée chez nous sur le chemin de sa tournée «El Dorado», l’icône latine a entraîné ses admirateurs dans une fiesta exaltante et endiablée, à laquelle les spectateurs ont contribué bruyamment.

Dès l’entrée en piste de Shakira, au pas de course et sautillante, longue chevelure au vent, vêtue telle une rockeuse, d’un pantalon-filet et d’une camisole noire, gantée de cuir, on savait qu’on vivrait un moment mémorable.

Son numéro d’ouverture, survolté, qui fondait «Estoy Aqui» et «Donde Estas Corazon» et mettait déjà en évidence la puissance et la profondeur de sa voix, a culminé dans une tonitruante explosion de confettis, qui a vivement surpris et ravi l’assistance.

Le genre de fantaisie que les vedettes pop réservent habituellement pour leurs fins de concert. Comme mise en bouche, c’était réussi!

En français

La joie était palpable dans les gradins, et pour cause. Shakira était attendue de son public québécois: non seulement ce rendez-vous au Centre Bell devait à l’origine avoir lieu en janvier dernier, et a été reporté parce que l’auteure-compositrice souffrait d’un mal aux cordes vocales, mais la reine de la soirée a fait patienter sa cour une bonne quinzaine de minutes avant de déclarer la fête ouverte. Une sympathique vague d’impatience a même eu le temps de se former dans l’amphithéâtre.

Mais Shakira a su se faire pardonner ses retards de toute nature. D’abord, en s’adressant aux gens en français aussi souvent que possible. Elle a multiplié les «Bonsoir Montréal», «Parfait», «Vous m’avez manqué», «Je suis très heureuse d’être ici, de nouveau, avec vous» ou «Ça fait longtemps».

Puis, généreuse, gigotant ou grattant sa guitare, elle a maintenu le contact avec son parterre tout au long de sa prestation, lui demandant entre autres de «répondre» à certaines chansons, dont «She Wolf».

La scénographie de ce spectacle rempli d’éclat était à la hauteur des décibels générés, combinant notamment deux écrans en forme de médaillons sur les côtés de la scène.

Au moment d’écrire ces lignes, une «Underneath Your Clothes» un brin éraillée avait fait chanter la salle à l’unisson, et le début de «Whenever Where Ever» prenait des airs gitans.

On attendait toujours d’autres joyaux connus du répertoire de Shakira, à la «Loca», «Waka Waka» et autres «Hips Don’t Lie», qui devaient effectivement être au programme.