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Crise diplomatique

Tension entre le Canada et l’Arabie saoudite: SNC-Lavalin suit la situation de près

Agence QMI

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JOEL LEMAY/AGENCE QMI

SNC-Lavalin ne sait pas encore quelles répercussions le refroidissement des relations entre le Canada et l’Arabie saoudite provoquera sur ses affaires dans ce pays du Moyen-Orient, où elle est présente depuis cinq décennies.

Disant que la crise diplomatique entre les deux pays a fait en sorte que beaucoup de médias et d’investisseurs ont posé des questions depuis dimanche, la direction de la firme d’ingénierie montréalaise a indiqué, par communiqué, mercredi, qu’elle suivait la situation de près.

«Si un embargo commercial complet sur les intérêts commerciaux canadiens au Royaume d'Arabie saoudite devait être décrété pour une période prolongée, il y aura une incidence sur notre rendement financier futur», a écrit la direction de l’entreprise.

Rappelons qu’après que le Canada eut réclamé la libération d’activistes pour les droits de l'homme, dont Samar Badawi, la sœur du blogueur emprisonné Raif Badawi, l’Arabie saoudite, une monarchie musulmane ultraconservatrice, a ordonné l’expulsion de l’ambassadeur canadien à Riyad, décrété un gel des relations commerciales et annulé les vols de sa compagnie Saudi Arabian Airlines vers Toronto.

«Nous attachons une grande valeur à nos contributions au Royaume d'Arabie saoudite depuis cinq décennies. Nos activités proviennent d'entités constituées et dirigées localement, avec des partenaires, des équipes de gestion et des employés saoudiens. Nous sommes fiers des investissements effectués par SNC-Lavalin dans la formation et l'embauche de nombreux Saoudiens, lesquelles ont mené à la création de plusieurs emplois et ont généré des occasions bénéfiques pour de nombreuses personnes. Nous espérons pouvoir continuer à collaborer avec nos partenaires, nos fournisseurs et nos employés sur place afin de contribuer aux activités essentielles en matière de construction, d'infrastructures, d'exploitation et de soutien de l'industrie saoudienne», a indiqué SNC-Lavalin.

L’entreprise dit qu’elle n’est pas en mesure, pour l’instant, «d'évaluer les conséquences sur les occasions d'affaires en cours ou projetées du Groupe SNC-Lavalin au Royaume d'Arabie saoudite».

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