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Retard de Travis Scott

Elle veut une action collective contre Osheaga

Dominique Scali | Agence QMI

Une femme de 18 ans a déposé une demande d'action collective pour que soient dédommagés tous les spectateurs qui avaient payé pour la performance tardive et raccourcie de Travis Scott à Osheaga.

«Je trouve que c’est un manque de respect envers les spectateurs», explique Megan Le Stum, qui fait partie des quelque 40 000 festivaliers qui s’étaient déplacés pour voir Travis Scott vendredi soir.

Le rappeur, qui est resté coincé aux douanes, a commencé sa prestation avec 1 h 30 de retard, soit 15 minutes après l’heure normale de fermeture du parc Jean-Drapeau.

Plusieurs festivaliers avaient toutefois déjà quitté les lieux, la foule commençant à devenir agressive.

«J’ai eu peur. Ça se bousculait beaucoup. C’était rendu désagréable.»

Elle a même vu des gens qui semblaient sur le point de se battre, mais que d’autres retenaient. Elle a donc décidé de quitter par crainte pour sa sécurité.

Au final, elle a manqué la prestation de Travis Scott, qui était la seule raison pour laquelle elle avait acheté un billet pour la journée de vendredi. Avoir su, elle aurait seulement payé pour le samedi et le dimanche.

Différence de 115 $

«Ça faisait depuis l’été dernier que je planifiais ça dans mon budget». Elle s’est donc serré la ceinture pendant près d’un an pour se payer ce week-end, qui pèse lourd sur le portefeuille d’une étudiante qui travaille à temps partiel.

La requête demande donc un dédommagement de 115 $ pour chaque festivalier brimé, soit le coût d’une passe quotidienne à Osheaga.

Même ceux qui sont restés ont subi un préjudice, ajoute Jimmy Lambert, l’avocat qui porte le dossier. Les festivaliers avaient payé pour une prestation complète, soit environ 90 minutes, alors qu’elle n’a duré que 40 minutes, indique la requête.

Normalement, lorsqu’un artiste annule, le spectacle est reporté ou remboursé.

Dernière minute

Mais comme la prestation a tout de même eu lieu, les festivaliers n’ont pas eu droit à un remboursement ni à des excuses, rappelle Mme Le Stum.

«On a été laissés au dépourvu», résume-t-elle.

«Est-ce qu’ils n’auraient pas pu faire [arriver Travis Scott au Québec] plus tôt ? Ou la veille ? C’est quand même ça leur travail. À mon sens, le passage aux douanes n’est pas quelque chose d’incontrôlable», dit Me Lambert.

La société Evenko n’a pas souhaité commenter le dossier.

La demande d’action collective est toujours en attente d’autorisation d’un juge, mais les membres potentiels peuvent déjà s’y joindre à l’adresse lambertavocatinc.com/recours-collectif-osheaga/

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